À coeur la planète
Hydrogène : Carburant du futur ?
La réduction des émissions de gaz à effet de serre est devenue une préoccupation omniprésente à l’échelle des pays industrialisés, hormis les États-unis, évidemment. Les solutions de rechange pour remplacer le pétrole, et par voie de conséquence le moteur à combustion, sont peu nombreuses.
Richard Marcil
Déjà, les voitures hybrides, à essence et électricité, ont fait leur apparition sur le marché. De plus en plus de modèles sont maintenant offerts. De nouveaux combustibles tels l’hydrogène et l’éthanol sont à l’étude. Des deux, l’hydrogène est sans doute celui pour lequel les développements sont les plus avancés. Mais quels en sont les avantages et inconvénients ?
Les avantages
L’hydrogène nécessite le développement de moteurs à pile à combustible qui sont nettement plus écologiques, ne produisant aucune émission nocive. Autre avantage, les piles à combustible sont plus sécuritaires que les moteurs à combustion interne, qui dégagent de la chaleur et décomposent les matériaux chimiques dans la chambre à combustion. La pile à combustible est aussi plus efficace, en fait deux fois plus que le moteur à combustion interne. Et, évidemment, elle est plus silencieuse et moins exigeante en coûts d’entretien. Ce sont sans doute ces avantages qui ont mené la société Ballard Power Systems, de Colombie-Britannique, à développer, dès 1993, un prototype d’autobus dédié au transport en commun. Mais il faut remonter aussi loin que 1839 pour voir la première pile à hydrogène. Signe que cette technologie est connue depuis 170 ans mais que, parce que freinée par de puissants lobbyings, ne trouve pas encore d’application courante dans le monde du transport. Dans un monde où le développement durable prend de plus en plus d’importance, il ne faut pas négliger l’aspect quasi inépuisable de la ressource.
Les inconvénients
Bien que la technologie soit des plus intéressantes au niveau environnemental, elle comporte néanmoins certains inconvénients qui, à eux seuls, en ralentissent le développement. Tout d’abord, notons que l’hydrogène est dix fois plus inflammable que l’essence et vingt fois plus explosif que celle-ci, ce qui fait dire aux plus sceptiques que conduire un véhicule propulsé à l’hydrogène est comme être littéralement assis sur une bombe. À cet effet, on connaît malheureusement son application comme arme destructrice (la bombe H étant beaucoup plus puissante que les bombes atomiques larguées en 1945 sur Hiroshima et Nagasaki). Actuellement, les modes de production d’hydrogène nécessitent l’utilisation d’énergies polluantes, ce qui ne règle en rien le problème environnemental. Les coûts de production sont encore prohibitifs, ce qui se refléterait sur le prix des véhicules offrant cette technologie, sans compter le coût de construction de nouvelles structures pour liquéfier, stocker et distribuer l’hydrogène, en plus de la création d’un réseau de stations-service.
Voilà pourquoi nous devons mettre un bémol sur la solution fort intéressante que représente l’hydrogène. Son implantation ne pourra se faire qu’après de longues années, voire décennies, de développement et de recherche. Entre-temps, les solutions hybrides essence-électricité semblent mieux adaptées et constituent sans l’ombre d’un doute la solution de transition pour les prochaines dix à quinze années. Il serait donc plus à propos d’investir dans la recherche de mesures beaucoup moins onéreuses qui pourraient, si elles sont viables, entrer en vigueur plus rapidement.
Sur le Plateau
Plus vert mais plus sale?

Dernièrement, le maire Gérald Tremblay confirmait son adhésion au Défi Climat, projet incitant les entreprises montréalaises à s’engager à poser des gestes concrets pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Les arrondissements suivent aussi cette vague environnementale, mais est-ce au risque de la propreté?
Cynthia Lemieux
On apprenait, il y a quelques semaines, que l’arrondissement du Plateau Mont-Royal modifiait la fréquence de passage du balai mécanique dans ses rues, passant de deux à une fois par semaine, afin de réduire les émissions de GES, contribuant aux changements climatiques. « Cela s’applique uniquement pour les rues locales et non aux artères commerciales, où le balai continuera de passer 5 jours sur 5 », nous affirme Michel Tanguay, responsable des communications pour l’arrondissement du Plateau Mont-Royal.
Cette mesure, nous dit-il, a été adoptée suite « à la demande des citoyens, pour favoriser un transport actif et inciter les résidants à utiliser le transport en commun, la marche ou le vélo pour se rendre au travail ». Plusieurs citoyens se plaignaient d’avoir à déplacer leur véhicule et de ne pouvoir trouver de stationnement. Ainsi, la signalisation des stationnements a été modifiée et tous les résidants en ont été avertis par un avis écrit. Devant les craintes de certains que la ville devienne plus verte, mais par le fait même plus sale, Michel Tanguay nous avise que « depuis deux ans, la propreté est la responsabilité de l’ensemble du territoire ». Non seulement les commerçants, mais les citoyens se doivent d’entretenir le devant de leur résidence allant jusqu’à la rue.
Il spécifie que c’est le même phénomène année après année. « Chaque printemps, lorsque la neige fond et que les restes de l’hiver refont surface, on a l’impression que la ville n’a jamais été aussi sale ». Il indique aussi que d’autres arrondissements comme ceux du sud-ouest, Rosemont et Villeray ont déjà adopté cette mesure et que ça semble bien fonctionner. Lorsqu’on lui demande si la décision a été adoptée pour des questions monétaires, Michel Tanguay nous confie que le budget alloué au balayage pour 2008 est sensiblement le même (2,483 M $ comparativement à 2,416 M $ en 2007).
« On ne pourra véritablement juger de son impact financier et sur la propreté qu’après avoir tenté l’expérience pendant au moins un an ». Souhaitons que vert et propreté réussissent à cohabiter.
Quartier des spectacles
Premier édifice résidentiel
en hauteur écologique
L’édifice en construction le Louis Bohème, à l’angle de Bleury et de Maisonneuve, sera le premier édifice en hauteur à Montréal à faire résolument dans l’écolo.
Marcel Huguet
En effet, cet édifice de 28 étages dans sa partie la plus haute et de 282 appartements haut de gamme offrira, à chacun des étages, des chutes séparées pour les déchets recyclables. Les planchers seront en bois écologique ou recyclé, au fini naturel ou non toxique. Les appareils ménagers porteront la certification Energy Star, les douches seront équipées de pommes à bas débit et des thermostats électroniques programmables seront installés partout. Enfin, l’édifice comportera un stationnement intérieur pour les vélos.
Le Louis Bohème est situé tout près du centre-ville, à la jonction du quartier des spectacles et du quartier des affaires.
« Nous avons conçu le projet Louis Bohème pour rejoindre spécifiquement les citoyens qui veulent à la fois profiter des avantages du centre-ville, tout en vivant au cœur d’un des lieux culturels les plus dynamiques au Canada », précise Javier Planas, président de Sacresa Canada.
Les architectes Anik Shooner et Jean-Pierre LeTourneux, de la firme Mendès Shooner Dagenais LeTourneux, se sont vus décerner un prix d’Excellence 2007 par la prestigieuse revue « Canadian Architect ».
Le Louis Bohème comportera 108 unités d’une chambre à coucher, 171 unités avec deux chambres à coucher, trois appartements terrasses, ainsi que des locaux commerciaux au rez-de-chaussée. Le prix de base pour une unité d’une chambre à coucher est de 183 000 $ et de deux chambres à coucher, de 265 000 $. Les premiers appartements devraient être livrés au printemps 2010.
Pellicule permettant des économies d’énergie de 12 à 18 %
Vous recherchez une solution simple et pratique pour réduire vos coûts de chauffage et conserver votre fraîcheur en été à l’intérieur de votre résidence? Rien de plus simple. La firme Energy Film vient de mettre sur le marché une pellicule claire, mince, sans adhésif et sans reflets que l’usager applique sur toutes les fenêtres de sa propriété.

Bernard Gauthier
L’entreprise indique que l’application de cette pellicule permet d’obtenir une économie annuelle d’énergie de 12% à 18%. En hiver, la pellicule empêche la chaleur de sortir de la fenêtre. Durant la saison estivale, elle combat les rayons ultraviolets du soleil, ce qui permet de conserver la fraîcheur.
Pour appliquer la pellicule, il suffit simplement d’utiliser du savon liquide à vaisselle et une solution fournie à l’achat de la pellicule. Le produit se coupe facilement selon la dimension de la vitre. Il est disponible chez Home Depot.
Ses caractéristiques sont les suivantes : transmission maximale de la lumière, pratiquement invisible, surface non réfléchissante, convient aux fenêtres à une vitre, 99 % des UV bloqués, 85% de lumière transmise, 65% de chaleur solaire bloquée, application facile, sans adhésif et permet d’obtenir une économie d’énergie instantanée.
Les pellicules sont disponibles en format de 36 pouces X 48 pouces, au coût de 29,97$.
2 bâtiments LEED à McGill en 2008
Projet de 55 M $
L’Université McGill emboîte le pas à la nouvelle tendance des bâtiments durables et de l’efficacité énergétique. D’ici au plus tard le printemps, le nouveau Complexe des sciences de la vie abritera deux pavillons certifiés LEED, lesquels sont dédiés à la recherche sur le cancer.

Bernard Gauthier
L’un de ces bâtiments, le pavillon Francesco Bellini, est construit sur un ancien stationnement. Il sera principalement constitué de laboratoires. Quant au deuxième bâtiment, il est aménagé à flanc de montagne et son rôle sera d’assurer les travaux de recherche sur le cancer. Démarré en mars 2006, ce projet aura finalement nécessité des investissements de 55 M $. Ce Centre de recherches, qui assure l’agrandissement de la Faculté de médecine, réunit une animalerie, un laboratoire de type BCL3 et de résonance magnétique et plusieurs autres installations pour favoriser les travaux de recherche.
Dans tout bâtiment LEED, les normes à respecter en efficacité énergétique sont nombreuses. Et ce projet n’y échappe pas. Par exemple, le constructeur Pomerleau a installé des systèmes de ventilation pour récupérer et recycler l’air chaud avant d’être réintégré dans le réseau de chauffage. Au chapitre des toitures, elles réfléchiront l’énergie solaire grâce à leur blancheur comme couleur et à leur fonction de jardin pour conserver l’humidité et dégager le minimum de chaleur. Un autre élément naturel qui sera largement utilisé est l’eau de pluie.
Ces eaux, conservées dans deux réservoirs souterrains, serviront à vidanger les toilettes. Ce choix permettra d’économiser non seulement beaucoup d’énergie, mais aussi contribuera à faire diminuer le traitement des eaux par la Ville. Pour ce qui est de l’éclairage intérieur, l’aménagement est conçu pour permettre aux employés d’utiliser le soleil comme source première d’énergie naturelle, bien que les lampes auront toujours leur rôle à jouer. Le Complexe accueillera 600 chercheurs de tous les milieux médicaux, qui vont se pencher sur l’étude de quelque 60 projets de recherche. Au total, on estime que 2000 employés travailleront dans les deux pavillons.
Le Centre va regrouper les secteurs suivants : cancer, génétique des caractéristiques complexes, biologie chimique, biologie du développement et de la reproduction et les systèmes d’information cellulaire. Cette nouvelle construction permettra à la Ville de Montréal de rehausser sa position comme centre vital en recherche et développement en biotechnologie. Dans l’industrie biopharmaceutique, Montréal figure parmi les dix plus importantes villes en Amérique du Nord.
Grâce au soutien du scientifique et homme d’affaires Francesco Bellini, qui a versé un don de 10 M $, le projet a pu commencer à prendre forme en 2005. L’objectif de ce dernier visait à donner un coup de pouce aux traitements en vue de combattre le VIH, lesquels sont menés par le Département de chimie.Notre-Dame-de-Grâce
Condos verts certifiés LEED pour jeunes familles
Les jeunes familles qui sont à la recherche d’une copropriété environnementale et certifiée LEED, sur le territoire de l’Île de Montréal, seront ravies d’apprendre que leur rêve peut devenir réalité. Le projet Square Benny vise la construction de 118 unités dans le secteur Notre-Dame-de-Grâce, lequel sera réparti dans deux bâtiments.
Notre-Dame-de-Grâce
Condos verts certifiés LEED
pour jeunes familles
Les jeunes familles qui sont à la recherche d’une copropriété environnementale et certifiée LEED, sur le territoire de l’Île de Montréal, seront ravies d’apprendre que leur rêve peut devenir réalité. Le projet Square Benny vise la construction de 118 unités dans le secteur Notre-Dame-de-Grâce, lequel sera réparti dans deux bâtiments.

Bernard Gauthier
Pour le constructeur Développements McGill, le produit s’adressera à une clientèle jeune, urbaine, préoccupée par le développement durable et désireuse de fonder une famille. Il s’agit du plus important défi jamais réalisé à ce jour par le promoteur. Le projet sera réalisé à Benny Farm, un lieu qui a déjà été l’objet de quelques tentatives de constructions vertes n’ayant jamais abouti et sur lequel quatre bâtiments datant de 1947 pour les anciens combattants s’y trouvent encore.
Phases 1 et 2
Le projet, dont les travaux démarreront au printemps prochain, se divise en deux phases. Déjà, 30 % des unités ont trouvé preneurs dans la première. Cette phase comprendra 42 logements qui seront offerts sous le design d’un triplex. Toutes les unités auront deux balcons, à l’avant et à l’arrière. Pour ce qui est du deuxième immeuble, il englobera 76 condominiums et se rapprochera des copropriétés traditionnelles.
Certification LEED
Pour ce qui est de la climatisation et du chauffage, les promoteurs ont eu recours à la géothermie. Un principe auquel il est important d’utiliser pour obtenir son accréditation LEED. Construits sur trois et quatre étages, les deux bâtiments en béton auront des caractéristiques uniques au chapitre de la masse thermique et de l’acoustique des matériaux.
La superficie des unités est d’environ 850 pi2 et le prix de vente moyen se situe à 205 000 $, incluant un espace de stationnement intérieur. Si tout se déroule comme prévu, les premiers occupants devraient emménager dès le début de 2009.
Ensoleillement
C’est la firme d’architectes Nomade et les architectes paysagistes Claude Cormier qui ont donné une touche particulière au projet. L’ensoleillement des espaces intérieurs était au cœur des priorités. Les concepteurs ont dessiné les plans des unités pour qu’elles puissent jouir pleinement des périodes d’ensoleillement, surtout en fin de journée, tout en faisant appel le moins possible à la climatisation en été. Pour atteindre l’objectif, ces derniers ont même orienté les deux bâtiments vers l’ouest.
En relevant le défi de construire des copropriétés vertes à un prix à la portée d’un budget moyen, Développements McGill veut également démontrer qu’il est possible d’offrir un produit hautement recherché sans porter préjudice au look. C’est du moins ce que l’entrepreneur veut prouver, depuis que la Société immobilière du Canada (SIC) a retenu ses services à l’issue d’un appel d’offres. Les deux bâtiments seront construits sur un terrain de deux acres sur la rue Benny, entre la rue Sherbrooke et l’avenue Monkland, à l’Est du boulevard Cavendish.
Rénovation éco-énergétique de votre maison
Économisez argent, énergie et épargnez l’environnement !
En améliorant l’efficacité énergétique de votre maison, vous ferez plus que réduire votre consommation d’énergie et contribuer à préserver l’environnement. Vous réduirez par la même occasion les courants d’air et le bruit, réglerez les problèmes d’humidité et de condensation, améliorerez la qualité de l’air intérieur et le niveau de confort, tout en économisant l’argent du budget familial tout au long de l’année.

Bernard Gauthier
Peu importe la région ou le type de maison que vous habitez, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) met à votre disposition des trucs en matière d’efficacité énergétique qui vous permettront d’économiser de l’argent et de préserver l’environnement, en plus de réduire votre consommation d’énergie jusqu’à 47 %. En voici quelques-uns.
Assurez l’étanchéité partout, y compris des murs de fondation, de la trappe d’accès au vide sous toit, du pourtour des portes et des fenêtres, des points de pénétration du plafond autour des appareils d’éclairage et des câbles électriques, ainsi que du pourtour des points de pénétration des canalisations de service dans les murs extérieurs. De plus, étanchéifiez la jonction des dormants de fenêtres et des murs et conservez les coupe-froid et les contre-portes en bon état. Envisagez de recourir à des fenêtres davantage éconergétiques pour réduire les déperditions de chaleur, augmenter grandement votre confort et pratiquement accroître l’aire utilisable de votre maison.
Envisagez d’accroître l’efficacité de votre installation de chauffage en optant pour un appareil à haute efficacité. Calorifugez les conduites d’eau chaude sur une distance de 3 m (9 pi) depuis le chauffe-eau. Si possible, faites de même pour toutes les conduites d’eau chaude accessibles.
Posez un thermostat programmable pour abaisser la température la nuit ou pendant le jour, lorsque la maison est inoccupée. Remplacez, sans oublier de les recycler, les vieux réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières électriques et lave-vaisselle par des modèles affichant le logo Energy Star; optez pour des appareils d’éclairage fluorescents, des fluorescents compacts ou pour de l’éclairage spécifique, là où c’est possible. Si votre maison est équipée d’un foyer ou d’un poêle à bois, remplacez tout registre qui fuit et réparez le conduit de fumée, s’il y a lieu, et envisagez de recourir à des options davantage éconergétiques, telles un foyer électrique encastrable, un foyer encastrable certifié par l’EPA ou encore un foyer encastrable au gaz naturel, équipé d’une ventouse.
Économisez l’énergie et l’eau en posant une toilette à faible débit ou à double chasse, en installant des pommes de douche et des robinets à débit réduit et en optant pour une laveuse à chargement frontal, qui réduit la charge de chauffage de l’eau, la consommation d’eau et le fonctionnement du sèche-linge. Pour en savoir davantage, consultez le site Internet www.schl.ca.
La maison verte en 2010
La Maison du développement durable verra le jour à côté du TNM, à l’angle Clark et Ste-Catherine à Montréal en 2010.

Marcel Huguet
Le projet en est à la phase d’élaboration des plans et devis et de la finalisation du plan de financement : encore 14,5 M $ à trouver de fonds publics sur les 24 M $ requis.
La Maison durable, de 5 étages, sera construite avec des matériaux réutilisés, recyclés ou produits localement, elle sera notamment dotée d’un toit vert, d’un système de géothermie et d’un mur végétal intérieur pour l’assainissement de l’air. Elle sera certifiée LEED Platine, la plus haute certification environnementale du genre. « Nous proposons essentiellement de créer un espace de rencontre au cœur de la ville où un citoyen et les milieux privés et institutionnels viendront s’informer sur le bâtiment durable, et sur les projets ou programmes québécois lié au développement durable », a déclaré Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre, un des sept organismes impliqués dans le projet avec Hydro-Québec, Desjardins, les Fondations Daniel Langlois et Kresge, la Fédération canadienne des Municipalités, la Société de développement Ville-Marie et la ville de Montréal.
Réduire ses coûts de chauffage :
la géothermie comme nouvelle source d’énergie
Tout le monde veut diminuer ses coûts de chauffage. Les incitatifs pour y parvenir sont nombreux, reste à choisir ce qui convient le mieux selon chaque situation.
Bernard Gauthier
Jusqu’à tout dernièrement, une meilleure isolation de sa résidence faisait partie du vocabulaire de tout bon propriétaire. Bien que ce soit encore le cas, une autre réalité fait maintenant surface : il s’agit de la géothermie, qui a l’avantage d’être plus rentable que l’amélioration énergétique d’une propriété. Dans bien des cas, les coûts de chauffage peuvent diminuer jusqu’à 65 %. En plus, la géothermie ne modifie en rien les conditions de ventilation naturelle, ni le taux d’humidité intérieur. Malgré l’installation d’un système géothermique à la maison, rien ne remplacera les qualités d’une bonne isolation. Le consommateur peut réaliser ainsi des économies allant jusqu’à 50 % de sa facture de chauffage. Les endroits à surveiller : portes et fenêtres, toit, murs, fondations et sous-sol. Un échangeur d’air pourrait s’avérer nécessaire pour mieux contrôler le taux d’humidité et la qualité de l’air en général. Les propriétaires urbains désireux de faire appel à la géothermie seront surpris d’apprendre qu’il existe une nouvelle technologie permettant un forage à air, ce qui n’endommage pas le terrain et nécessite très peu d’espace. Généralement, le diamètre d’un puits est de trois pouces et la profondeur ne dépasse guère les 100 pieds.
Consommation énergétique nette zéro
Une maison qui s’adapte à la température extérieure
La première maison dite « intelligente », c’est-à-dire capable de produire autant d’énergie qu’elle en consomme, sur une période de douze mois, sans produire d’émissions de gaz à effet de serre, est sur le point de naître.

Bernard Gauthier
Depuis septembre dernier, les travaux se poursuivent, à l’Ouest de Montréal, dans le cadre d’une maison de démonstration Equilibrium. C’est une société montréalaise spécialisée en conception-construction, Sevag Pogharian Design (SPD), qui a obtenu le mandat de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). « Il faut doter le bâtiment d’une enveloppe très performante, exploiter le chauffage et le rafraîchissement passifs et faire un usage particulièrement efficace des systèmes à énergie renouvelable », indique l’architecte-constructeur du projet, Sevag Pogharian.
La maison Montréal Zéro sera équipée d’un système thermique et photovoltaïque intégré au bâtiment, ce qui surpasse les règles de l’art actuelles dans le domaine des technologies solaires, en réunissant les capacités de production d’électricité et de chaleur au sein d’une même installation. Le système est même conçu pour alimenter une voiture électrique.
En termes clairs, cela signifie que la température ambiante intérieure de la maison Montréal Zéro demeure la même à l’année et s’ajuste en fonction du climat extérieur. Un réservoir d’eau accumule la chaleur et la libère dès que cela est nécessaire, au travers des planchers radiants. Le prix de vente d’une telle maison sera d’environ 400 000 $ à 500 000 $.
Construction LEED
Démystifier la maison verte
Au cours de la décennie 80, les normes ISO ont fait leur apparition afin de certifier la qualité des produits et des procédés de fabrication. Puis, vinrent les normes environnementales qui gratifient, en quelque sorte, les comportements corporatifs en matière de protection de l’environnement. Mais qu’en est-il des autres secteurs vitaux de l’économie ?

Richard Marcil
Le domaine de la construction n’échappe pas à la tendance environnementaliste et détient maintenant ses propres normes: LEED, pour Leadership Energy Environmental Design. «Les normes LEED sont de plus en plus populaires et c’est une bonne chose. Mais il ne faut pas oublier que l’origine de LEED est de bien penser en termes de développement durable. Dans l’esprit de tous, LEED constitue le barême en développement durable, de l’impact environnemental de nos actions», nous explique d’entrée de jeu Frederic Klein, architecte senior chez Régis Côté et associés, firme d’architectes du Vieux-Montréal.
Les nouvelles constructions, pour recevoir la certification LEED, doivent répondre à plusieurs critères très précis. «LEED est basé sur 70 critères touchant le site, la coquille, la dépense énergétique. En répondant à un minimum de 26 de ces critères, le projet est appelé LEED. Survolez une municipalité et vous constaterez que les toitures sont pour la plupart noires ou de couleur foncée, ce qui capte l’énergie solaire. Les nouvelles constructions, pour être LEED, doivent comporter une toiture réfléchissante qui retourne l’énergie du soleil dans l’atmosphère. Les parois, qui sont appelées ici la coquille, doivent répondre aux normes minimales d’isolation, selon la loi sur l’économie de l’énergie. Il en va de même pour la fenestration qui se veut étanche. «Évidemment, ce type de construction respire moins bien et doit être muni d’échangeurs d’air. Mais l’économie réalisée en simple diminution de pertes d’énergie en vaut le coup», poursuit Frederic Klein.
Mais qu’en est-il des constructions existantes ? «Il est toujours possible de transformer une construction de 10, 20 ou 30 ans pour lui conférer un comportement LEED. Évidemment, on parle ici de frais substantiels qui devront être amortis sur une plus longue période. Réfection de l’isolation et de la toiture, modification du système de chauffage, etc.
Dans ces cas précis, adopter des comportements plus verts constituent une solution moins onéreuse, comme installer des commutateurs à détecteurs de mouvements, éliminer les ampoules à incandescence, activer la chausse d’eau moins fréquemment, ne pas laisser couler l’eau pendant que l’on se brosse les dents ou l’on se rase. Des actions toutes simples qui, collectivement, auront une incidence directe sur la préservation de l’environnement», tient à préciser Frederic Klein. Au Canada seulement, si chaque foyer ne remplaçait qu’une seule ampoule, cela équivaudrait au retrait de 80 000 voitures des routes du pays. Anodin, direz-vous ?
La maison LEED peut répondre à différents critères environnementaux mais ses habitants peuvent en faire tout autant en modifiant leurs petits gestes quotidiens. LEED et développement durable sont indissociables et font maintenant partie du portrait québécois pour une planète plus propre et un environnement plus convivial.
On peut rejoindre Frederic Klein au
514 871-8595 ou à fklein@rcaa.ca
Un tapis « écologique », est-ce possible ?
Pour réussir à fabriquer un tapis dit « écologique », l’industrie n’est pas au bout de ses peines. Composé de diverses fibres synthétiques non biodégradables, un tapis peut être reconverti en fibres naturelles ou en fibres recyclées à faibles émanations. Déjà, des manufacturiers ont pris le virage vert et proposent d’autres choix à leurs clients.

Bernard Gauthier
Dans un premier temps, il faut savoir que les tapis composés de matières naturelles sont le lieu de prédilection pour favoriser le développement des acariens. Le client n’aura d’autres choix que de recourir à des insecticides ou des fongicides pour détruire toutes traces de ces intrus. Ce qui est loin d’être favorable à l’environnement. Dans ce cas, il faut maintenir un taux d’humidité inférieur en tout temps à 50 % dans la maison. Cette mesure aura pour effet de mettre un terme à la reproduction des acariens.
D’autre part, en choisissant des fibres recyclées, les composés organiques volatils (COV) sont beaucoup moins présents dans l’environnement et favorisent une meilleure qualité d’air. Depuis 2004, il existe un programme de certification garantissant que les tapis n’émettent pas plus de 0,5 mg/m2/h de COV. Il s’agit du programme Green Label Plus, qui répond aux exigences du programme canadien de maisons R-2000.
Le polypropylène, le vinyle, le nylon et le polyuréthane sont autant de matières non biodégradables qui entrent dans la fabrication d’un tapis et susceptibles de libérer des substances toxiques dans les sites d’enfouissement au terme de la durée de vie. Mais à présent, le consommateur peut déterminer ses choix selon les priorités auxquelles il accorde à l’importance d’un environnement sain.
Énergie solaire : Une maison luminescente

Une maison fonctionnant entièrement à l'énergie solaire et construite par des étudiants de trois universités montréalaises représentera le Canada dans le cadre d'un concours international à Washington, le mois prochain.
Une maison solaire réalisée par une quarantaine d'étudiants provenant de trois universités montréalaises représentera le Canada à Washington, le mois prochain.
Le concours international Décathlon solaire est organisé par le département américain de l'énergie et met en valeur des maisons solaires. Dix-neuf autres équipes internationales sont en compétition.
La maison présentée par Équipe Montréal se nomme « Lumen-Essence ». Alimentée uniquement par l'électricité produite par 40 panneaux solaires photovoltaïques, elle est démontable, moderne et très efficace sur le plan énergétique.
Sa structure est en acier, ses murs sont faits de végétaux et son toit est vert. L'isolation est faite avec du polyuréthane composé de plastique recyclé et de soya.
Si toutes ces technologies existent déjà, c'est leur agencement qui rend cette maison la plus écoénergétique possible.
« C'est l'intégration et l'application de ces technologies qui viennent faire la différence dans la compétition », explique Simon Jones, chargé de cours en architecture à l'université McGill et mentor de l'équipe.
La maison ne peut accueillir qu'un nombre limité de résidents. Ses 75 m² permettent à deux personnes d'y vivre confortablement, en gérant l'énergie avec soin. Il leur faudrait débourser un peu plus de 300 000 $ pour se la procurer, si elle était disponible sur le marché.
Dès le mois de novembre, les gens pourront visiter la maison à la Biosphère de Montréal.
Condos verts à l’Île-des-Sœurs

Devant le succès de la première phase, La Corporation Proment, un chef de file dans la construction d’habitations au Québec, vient d’entreprendre la deuxième phase de son projet de construction de condos verts Le Vistal, un complexe de deux tours de 160 unités, à l’Île-des-Sœurs.
Marcel Huguet
Une première : ces tours à condos résidentiels sont construites selon les normes de la certification LEED. Un édifice vert LEED doit être réalisé en tenant compte des cinq critères suivants : l’aménagement écologique du site, la gestion efficace de l’eau, le rendement énergétique, la conservation des matériaux et des ressources et la qualité de l’environnement intérieur. Dès le lancement, en septembre 2006, les condos du Vistal se sont envolés à un point tel qu’après quelques semaines, près de la moitié des 160 unités de la première tour avait trouvé preneurs.
« Les acheteurs viennent surtout parce qu’il s’agit d’un projet réalisé selon les critères de qualité qui ont fait la réputation de la corporation Proment, explique Louis-Joseph Papineau, vice-président, Développement et Construction. Le site riverain, les vues de la ville et le magnifique centre sportif constituent toujours les motifs essentiels poussant les gens à acheter. Nous remarquons toutefois que le côté écologique de l’édifice est de plus en plus prisé par les clients et nous sommes persuadés que cette tendance sera de plus en plus marquée dans l’avenir ».
Les attrayants et luxueux condos du Vistal seront situés sur un emplacement privilégié de la Pointe sud de l’île et offriront une vue imprenable sur le fleuve et la ville de Montréal. La première phase du projet devrait être complétée à l’automne 2008, la deuxième phase durant l’été 2009.
Les propriétaires de condos pourront profiter du Prêt Vert, qui permet au Syndicat de copropriété du condominium de payer le solde à même les économies d’énergies réalisées, sur une période de 8 ans. Une fois le prêt remboursé, les résidants pourront bénéficier des économies. La Corporation Proment compte déjà plusieurs belles réalisations sur l’Île-des-Sœurs.
Bientôt, des taxis verts dans les rues de Montréal ?
Bernard Gauthier
Si Québec adopte son plan d’action de 25 M $ cet automne pour inciter les propriétaires de taxis à se doter d’un véhicule hybride, plusieurs risquent bien de prendre le virage vert. Bien que plusieurs détails demeurent à peaufiner, Québec compte subventionner jusqu’à 50 % de la différence d’achat entre un véhicule hybride et un véhicule à essence.
Doté d’un moteur électrique, le véhicule hybride peut ainsi rouler à basse vitesse en ville, sans polluer ni utiliser d’essence, d’où une économie d’argent qui peut devenir substantielle. À Montréal, on compte quelque 4 500 véhicules taxis, dont six d’entre eux sont hybrides.
Partenariat public-privé pour les espaces verts

Dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Montréal, l’entreprise Val Nature investira 15 000 $ dans un projet pilote dont l’objectif est de revitaliser les espaces verts sur le territoire de Montréal.
Marcel Huguet
Diverses initiatives sont actuellement à l’étude, dans le cadre du programme Nature en ville, et le projet final sera dévoilé à l’automne par la Ville et Val Nature.
« Grâce à ce partenariat, nous pourrons explorer de nouvelles façons d’améliorer le paysage urbain », a commenté Monique Worth, conseillère associée d’Helen Fotopulos, membre du comité exécutif et responsable des espaces verts et bleus, des parcs et de l’environnement.
En plus d’apporter une contribution financière au projet, le programme Nature en ville prévoit la distribution de 3 000 plantes en pot aux citoyens montréalais, une exposition de dessins à la craie illustrant des paysages et mettant en vedette des artistes locaux, la distribution gratuite de barres tendres Sucrées et Salées au beurre de noix, l’accès à un nouveau site Web, www.naturedansvotrejournee.ca et le lancement d’un concours qui donne aux participants une chance de gagner l’un des trois prix d’une valeur de 10 000 $ pour la transformation de l’arrière-cour de leur maison, gracieuseté de Val Nature.
« Val Nature est fière de collaborer avec la Ville de Montréal à ce projet, a déclaré pour sa part Alexandre Noel, chargé de compte de Val Nature. Notre programme Nature en ville est l’une des façons, pour notre entreprise, d’apporter sa contribution et d’aider à rendre le milieu urbain à la fois un peu plus vert et agréable pour les Montréalais ».
Il s’agit d’une 2e entente avec le secteur privé. En novembre 2006, TELUS avait annoncé sa participation financière au nouveau fonds de verdissement géré par la Société de verdissement du Montréal métropolitain.
PricewaterhouseCoopers se met au vert
50 bénévoles de la firme comptable PricewaterhouseCoopers de Montréal ont récemment participé à une grande activité environnementale à l’occasion de la première semaine verte annuelle de l’entreprise.

Richard Marcil
En partenariat avec l’organisme Héritage Laurentien, l’équipe de PwC a participé à la plantation de 10 000 arbres et plantes indigènes sur les rives de Verdun.
« Au sein de PwC, nous avons une vision commune et nous pensons que la préservation de l’environnement et la défense des milieux naturels est l’affaire de chacun. Notre action est concrète et c’est notre façon de nous impliquer directement dans la collectivité », soulignait pour l’occasion Sylvie-Anne Leroux, première directrice des ressources humaines. Pour sa part, Héritage Laurentien est un organisme à but non lucratif visant la protection et la mise en valeur des milieux naturels et du patrimoine historique de la vallée du Saint-Laurent.
Du stationnement pour les vélos !!!
Marcel Huguet
L’organisme Vélo-Québec ne cesse de déplorer le manque de places de stationnement pour vélos à Montréal, notamment dans les quartiers résidentiels. D’une façon plus générale, en 2005, Montréal ne comptait que 9 000 places, alors que Toronto et Chicago en comptaient respectivement 30 000 et 20 000. Il semble qu’au cours des prochaines années la situation devrait s’améliorer, puisque Montréal compte multiplier par 5 le nombre de stationnements pour vélos sur son territoire. Déjà, sur le Plateau Mont-Royal, des mesures concrètes ont été adoptées : des anneaux de stationnement seront ajoutés sur 3 000 parcomètres, les cyclistes auront accès à huit nouveaux stationnements dans les rues, notamment près de la piscine Schubert et du YMCA, et les constructeurs devront inclure une place de stationnement pour chaque logement.
L’environnement fait partie de la solution à la crise forestière
La crise forestière et les milliers de pertes d’emplois qui y sont reliées font mal aux industriels et aux régions du Québec. Malgré la baisse de possibilité forestière, les écologistes, dont Greenpeace, poursuivent et demandent que l’ensemble des recommandations de la Commission Coulombe soit mise en œuvre, que l’on crée davantage d’aires protégées au Québec et que l’on modifie la Loi sur les forêts pour enlever les barrières à la certification FSC.

Certains voient ces demandes exagérées en temps de crise, proclamant que les « contraintes environnementales » doivent plutôt diminuer. Pour faire la lumière sur les causes de la crise forestière, Greenpeace a récemment rendu public un rapport indépendant intitulé Emplois en dents de scie. Rédigé par le chercheur de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Hugo Asselin, le rapport explore les facteurs invoqués lors des crises passées (1974, 1982-83, 1991-94) et actuelles dans l’industrie forestière au Québec.
Selon l’auteur, les crises forestières d’hier et d’aujourd’hui sont principalement attribuables aux hausses du coût du pétrole, survenues en réponse à la première crise du pétrole en 1973, la deuxième crise du pétrole (1979-80), la guerre du Golfe (1990-91), et la guerre en Irak (2003 -). La vigueur du dollar canadien, qui a vu une appréciation de près de 40 % entre 2002 et 2006, est aussi pointée du doigt. Les baisses des prix du bois d’œuvre et du papier journal ont aussi eu un rôle important dans la crise actuelle. Par exemple, le prix du papier journal a chuté de 30 % entre 2001 et 2003 pour atteindre des valeurs comparables à celles qui caractérisaient les années 1970 et 1990.
Par ailleurs, le rapport explique que si le coût de la fibre est élevé, c’est en grande partie en raison de l’explosion des coûts de transport et de manutention attribuables à des pratiques d'aménagement forestier inappropriées. Sur une période de 30 ans, ces pratiques ont multiplié par deux la distance à parcourir entre la forêt et l'usine et réduisent de moitié le volume moyen des arbres récoltés. Le nombre moyen de kilomètres supplémentaires de chemins forestiers construits annuellement au Québec est passé de moins de 200 entre 1982 et 1993 à plus de 400 après 1995.
Autre donnée importante, le Québec a négligé de faire des investissements importants dans les années où les profits abondaient. C’est ainsi qu’on a manqué d’investir dans la modernisation, le développement de nouveaux produits et l'exploration de nouveaux marchés, tout comme la Chine ou la Russie.
Finalement, les « contraintes environnementales » ne sont pas la cause des crises forestières, mais font plutôt partie de la solution. Pour sortir de la présente crise, gouvernements et compagnies forestières ont avantage à protéger la forêt boréale. Si elles veulent rester compétitives dans des marchés de plus en plus exigeants sur le plan environnemental et si elles veulent conserver des contrats valant plusieurs millions de dollars, les compagnies devront se tourner vers des solutions durables. Loin d’être une « contrainte environnementale », il s’agit là d’une nécessité économique.
Steven Guilbeault, Greenpeace • Tél. : 514 933-0021 • www.greenpeace.org
Plus de 500 personnes ont assisté à la conférence organisée par la Fondation du Barreau du Québec, le 19 avril dernier, au cours de laquelle Dr David Suzuki a invité les professionnels et gestionnaires oeuvrant dans le domaine du droit, des affaires et de l’industrie à considérer les impacts économiques des changements climatiques.
Richard Marcil

En point de presse préalable à la conférence, David Suzuki a clairement mis au jour l’inaction des gouvernements et des entreprises à contrer le réchauffement de la planète. « Alors que les économistes parlent d’un maigre 1 % du PIB qui serait perdu à court terme en respectant Kyoto, moi je vous dis que plus de 20 % de notre économie disparaîtra si nous ne respectons pas le protocole. Kyoto n’est que la pointe de l’iceberg ». David Suzuki a de plus invité les avocats à s’impliquer davantage. « Les avocats connaissent la situation et les lois. Ils doivent agir afin que nous ne franchissions pas le point de non-retour », a-t-il admis lors de ce point de presse.
Articulé, comme à son habitude, David Suzuki a profité de l’occasion pour égratigner le gouvernement Harper au passage. « Le protocole de Kyoto a été signé par un pays et non par un individu. Stephen Harper doit respecter cet engagement du Canada et ne peut faire marche arrière. S’il le faut, nous irons jusqu’aux poursuites afin de faire valoir ce point ». Amoureux de la nature et grand protecteur de l’environnement, David Suzuki parcourt les quatre coins du globe pour transmettre son message. « Mes nombreuses conférences provoquent autant de déplacements. Je fais aussi ma part et tente de regrouper mes déplacements. Je refuse même certaines invitations à l’occasion. Le réchauffement de la planète est l’affaire de tous », a-t-il tenu à préciser. « Je peux toutefois affirmer que le Québec, même s’il ne pourra pas rencontrer Kyoto dans les faits, est la province la plus conscientisée aux problèmes environnementaux. Certaines autres provinces, l’Alberta pour ne pas la nommer, devraient s’inspirer du Québec ».
La Fondation David Suzuki nous invite à joindre plus de 230 000 personnes qui font le choix vert dans leur quotidien en relevant le défi de la nature de David Suzuki. Tous ensemble nous pouvons protéger ses écosystèmes que l’activité humaine, sans cesse croissante, menace quotidiennement.
Information : 1-800-453-1533
www.davidsuzuki.org
Réuni à Paris à la fin du mois de janvier pour élaborer le quatrième rapport de son histoire, le groupe de travail 1 du GIEC, Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, a finalement accouché de conclusions peu reluisantes.
Richard Marc
|
|
|
Les banques ne veulent plus consentir des hypothèques sur 40 ans, alors que la SCHL les garantit jusqu'au 15 octobre
La majorité des institutions financières n'offrent déjà plus d'hypothèques sans mise de fonds ni de prêts amortis sur 40 ans. La Société canadienne d'hypothèque et de logement ne cessera d'assurer ces produits qu'à compter du 15 octobre.
Papier commercial adossé à des actifs : L'avocat d'Ivanhoe Mines veut porter la cause devant la Cour suprême du Canada
Au lendemain d'un rejet par la Cour d'appel de l'Ontario, l'avocat d'Ivanhoe Mines indique qu'il veut porter la cause devant la Cour suprême du Canada.
Hydro-Québec annonce un investissement de 1,9 milliard pour prolonger la vie de Gentilly-2
Hydro-Québec annonce, à Bécancour, un investissement majeur pour prolonger la vie de la seule centrale nucléaire québécoise.
Selon un rapport, le Canada doit aider les immigrants à s'intégrer pour régler la pénurie de travailleurs qualifiés
Un rapport préparé pour l'Association des comptables généraux accrédités fait 12 suggestions pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée au Canada.
États-Unis : La construction de logements neufs est au plus bas depuis 17 ans, tandis que l'inflation est à la hausse
La construction de logements neufs tombe au plus bas niveau enregistré depuis 1991, tandis que les prix à la production connaissent leur plus forte hausse depuis 1981.










