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Au banc des accusés

V10N7 - Juillet/Août 2008
Vivement les vacances!

Pour plusieurs d’entre vous, la saison estivale est synonyme de vacances. Un petit deux semaines, plus pour certains, qui est sans doute bien mérité. Le temps de faire le vide et de refaire le plein pour le dernier droit de l’année. Pour plusieurs entreprises, la période la plus achalandée de l’année s’amorce dès le mois d’août. Il faut donc s’y préparer adéquatement.

Pour plusieurs Québécois, le prix de l’essence aura un impact direct sur les plans de vacances. Certains opteront pour des activités plus locales alors que d’autres ne changeront aucunement leurs plans. Au niveau touristique, le Québec a beaucoup à offrir. Les diversités régionales sont telles qu’on peut passer quelques jours au Saguenay, revenir vers Charlevoix, faire un arrêt obligatoire à Québec, pour les Fêtes du 400e, et terminer notre périple en Estrie, et se sentir complètement ailleurs dans chaque coin de pays.

C’est ce qui fait la beauté première de notre belle province. Du côté américain, avec la quasi-parité du dollar, les régions comme Ogunquit accueilleront leur lot de Québécois. D’ailleurs, plus de 20 000 y sont attendus cet été. La Côte Est américaine constitue, encore aujourd’hui, une destination privilégiée grâce notamment aux plages. Si vous comptez visiter Wildwood ou Atlantic City, vous cons­taterez rapidement que vous ne serez pas les seuls Québécois dans le coin.

Peu importe la destination ou les activités choisies, il importe de décrocher, de faire cette pause. Un récent sondage Monster.ca indique que la moitié des Canadiens avoue ne pas décrocher complètement du boulot. Ils vérifient occasionnellement courriels et messages téléphoniques et répondent aux urgences le cas échéant. Tout travailleur, qu’il soit simple ouvrier, directeur ou grand patron ne peut être 100 % productif 365 jours par année. Il doit donc s’accor­der une vraie période de repos afin de s’éloigner du stress du bureau ou de l’usine, du petit train-train quotidien.

Je vous invite donc à décrocher, pas à 50 % mais totalement. Vous avez peut-être manqué à vos proches au cours de l’année, en vertu des longues heures passées au bureau. Les vacances sont cet espace privilégié de renouer avec vos jeunes ou vos ados. En vous appliquant à partager ces bons moments avec eux, vous vivrez sans l’ombre d’un doute vos plus belles vacances.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, au nom de toute l’équipe de La Réussite, de belles et joyeuses vacances remplies de soleil et de petites douceurs !

Richard Marcil, rédacteur en chef - rmarcil@lareussite.com


V10N06 – Juin 2008
Un plus pour la relève

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Laurent Lessard, a finalement dénoué les cordons de la bourse et octroyé 10 M $ sur cinq ans pour soutenir la relève agricole québécoise. Chapeau, Monsieur le ministre !

De tout temps, le secteur agricole et agroalimentaire a été important pour l’économie et la société québécoise. Cet investissement arrive à point nommé, alors que le milieu agricole québécois vit une crise existentielle majeure. Les nouvelles générations n’ont pas les capitaux nécessaires pour se lancer dans ce genre d’aventure ou n’ont aucun intérêt à poursuivre la mission familiale qui, bien souvent, est vieille de plusieurs générations. Il est clair que le gouvernement a, par cette annonce, favorisé une certaine relève mais surtout, a clairement précisé la mission première qui est de contribuer à nourrir les Québécois et les Québécoises tout en tirant profit de son plein potentiel sur les marchés d’ici et étrangers.

On mise sur l’avenir afin de permettre à cette nouvelle génération de faire face aux enjeux et de relever les défis des prochaines années. Cette aide financière viendra non seulement soutenir la relève mais également permettre à ces jeunes de consacrer toute leur énergie à l’exploitation agricole, certains devant travailler à l’extérieur pour réussir à joindre les deux bouts. En concrétisant cette vision d’avenir, la collectivité québécoise pourra compter sur un secteur agricole fort et dynamique, animé par de jeunes agriculteurs qui tireront l’essentiel de leurs revenus du marché, qui seront à la fi­ne pointe des connaissan­ces et du savoir-faire, qui seront dotés d’une excellente capacité de gestion et qui seront attentifs aux besoins des consommateurs.

En outre, la production se diversifiera davantage et les principes de développement durable constitueront l’une des ba­ses fondamentales de cette nouvelle génération d’agriculteurs. Ces jeunes sont dans la force de l’âge et sont prêts à consacrer les efforts nécessaires pour faire de leur projet une réussite. Il n’en tient qu’à nous de les supporter en modifiant nos habitudes de consommation. En achetant des produits québécois, nous leur offrons cette chance, cette opportunité de développer l’avenir agricole du Québec.

Richard Marcil, rédacteur en chef – rmarcil@lareussite.com


V10N05 – Mai 2008
Et notre patrimoine à nous ?


Un peuple est aussi riche que son histoire. C’est bien connu. Le Québec regorge d’événements, de sites et d’édifices qu’il importe de protéger, afin de pouvoir léguer aux générations futures un héritage dont elles seront fières. Il en va de même pour chaque individu. Le patrimoine familial, transmis de génération en génération, constitue l’une de plus belles preuves de réussite de nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents.

Chaque génération voit à faire croître la valeur du patrimoine familial. Qu’il s’a­gisse d’une entreprise, de propriétés immobilières ou de simples fortunes monétaires, leur valeur n’a d’égal que les efforts qui ont été consacrés, que le dur labeur de nos ancêtres pour permettre à leur famille de bien vivre, de mieux vivre. Et tout au long de ces années, l’individu paie sa juste part d’impôts à nos chers gouvernements. Mais qu’advient-il lors d’une transmission du patrimoine par héritage ? Le prochain exemple en surprendra certains, d’autres n’y trouveront qu’un simple prolongement de ce que le législateur accomplit de mieux, c’est-à-dire fouiller dans nos poches. Votre dernier parent vient de décéder et vous héritez entre autres d’un immeuble locatif à revenus.

Cette propriété fait partie du patrimoine familial depuis plus de 40 ans et vous en devenez le propriétaire de troisième génération. Au cours de ces quatre décennies, vos grands-parents et parents ont généré des revenus, procédé à des achats, investi dans l’édifice et, évidemment, payé leurs impôts. Aujour­d’hui, le gouvernement vous attend littéralement avec une brique et un fanal car, au cours de cette même période, l’immeuble a pris de la valeur. Vous êtes donc en voie de réaliser un gain en capital important, dû principalement à l’inflation et aux divers booms immobiliers qui seront survenus en 40 ans.

Donc, comme le Québécois moyen n’a pas le droit de s’enrichir, il doit, selon les lois fiscales en vigueur, payer un impôt sur 50 % du gain en capital réalisé. À vrai dire, la loi stipule que c’est le défunt qui, réputé avoir vendu l’immeuble une seconde avant sa mort, paie la note. Même à ce sta­de, on paie encore des impôts ! Alors pour quoi s’étonner de voir le nom de personnes décédées sur les listes électorales. Si elles doivent payer des impôts, elles ont également le droit de vote, non ? Aberrant, di­tes-vous ? Alors que le législateur prône la protection du patrimoine collectif, il s’en donne à cœur joie pour dilapider le patrimoine individuel. N’avons-nous pas le droit, en tant qu’individu et bon contribuable, de nous enrichir ? Il semble bien que non.

Peu étonnant de voir des entreprises s’éteindre, alors qu’une troisième génération en prend possession. Les gouvernements devraient revoir cet aspect de la loi fiscale et permettre ainsi une vraie croissance au Québec. Ce serait enfin une véritable protection du patrimoine et une démonstration de respect envers les individus qui se donnent souvent corps et âme pour le bien-être de leur famille.

Richard Marcil, rédacteur en chef – rmarcil@lareussite.com


V10N04 – Avril 2008
Le mal-aimé


Il célèbre son centième anniversaire cette année. On le retrouve souvent sur les trottoirs ou dans la rue. La plupart des Canadiens tentent de s’en débarasser le plus rapidement possible. De qui s’agit-il ? Notre sou noir. Ce mal-aimé, qui a été mis en circulation en 1908, pourrait tirer sa révérence plus tôt qu’on ne le pense.

S’il n’en tient qu’au député néo-démocrate de Winnipeg, Pat Martin, le retrait définitif de la cenne noire pourra s’opérer très rapidement en vertu du projet de loi qu’il a présenté à la Chambre des Communes. Ce qu’il faut comprendre dans ce dossier est que le cent n’a aucune valeur commerciale et son coût de production est supérieur à sa valeur intrinsèque. À cha­que année, 1,2 milliards de cents sont émis pour permettre aux commerçants d’opérer. Le député manitobain affirme, études combinées de Desjardins et de la Monnaie Royale en mains, que le Canada a perdu environ 130 M $ annuellement à produire le sou. Faites le calcul, étalé sur cent ans, et vous verrez sans aucun doute une bonne partie de notre dette disparaître.

Le député Martin suggère entre autres de copier l’exemple de certains pays comme la France et l’Australie, qui ont retiré de la circulation leur plus petite valeur monétaire. Une action qui n’a nullement entravé la bonne tenue des affaires commerciales. Évidemment, certains ajustements seraient nécessaires. On pense notamment à fixer des prix de vente qui, combinés aux taxes applicables, nous donneraient des multiples de 5, le cinq sous devenant la plus petite valeur transigible. Imaginez un peu le paysage médiatique. Un écran plasma 42’’ à 1 499,92 $ ou une location de voiture pour aussi peu que 189,94 $ par mois. Le principe du 0,99 $ en prendrait littéralement pour son rhume.

Un travail colossal attend donc les autorités et les actuaires si un tel projet de loi était adopté. Il faut cependant admettre que nos po­ches de pantalon y verraient une véritable délivrance.

Richard Marcil, rédacteur en chef – rmarcil@lareussite.com


V10N03 – Mars 2008
Enfin de l’argent pour la culture !

Les artisans et acteurs du milieu culturel ont souvent décrié l’immobilisme des gouvernements, tant fédéral que provincial, à soutenir la culture et les différentes activités qui s’y rattachent. Trop longtemps ont-ils dû se contenter des miettes budgétaires que l’on pouvait leur accorder.
Le fédéral et le provincial ont, semble-t-il, ouvert leur esprit à cet important volet en dénouant les cordons de leur bourse respective. Le Festival International de Jazz de Montréal et le Festival Juste pour Rire ont donc reçu 1 M $ chacun, en guise d’aide financière. Une ouverture qui a été chaudement accueillie par les principaux intéressés, Alain Simard et Gilbert Rozon. Il est plus que temps que notre culture devienne une priorité pour les gouvernements.

Il s’agit de l’héritage que nous léguerons aux générations futures. Il ne faut cependant pas tomber dans un optimisme démesuré. Nous le savons tous, une fois n’est pas coutume. Le fédéral, notamment, dégage des surplus budgétaires importants qu’il con­sacre pres­que exclusivement au remboursement de l’immense dette qui nous écrase, conséquence de notre surconsommation des années 70. Évidemment, l’on peut s’interroger sur une possible surtaxation des contribuables. Mais n’est-il pas juste et justifié de payer la note lorsque l’on vit à crédit comme nous l’avons fait ?

Chaque contribuable québécois devait, en 2003, supporter une dette de 12 757$, et ce, sans compter la portion fédérale. Individuellement, nous venons au monde et devons à notre première respiration près du triple. Pas étonnant que l’on pousse un grand cri et que l’on pleure.

Et ce n’est qu’en gérant de façon ultra-prudente que les différents paliers de gouvernements permettront d’entrevoir une petite lueur au bout du tunnel. La chose publique doit être considérée comme une méga-entreprise dont le but ultime est de générer des profits, tout en permettant à ses employés, dans ce cas-ci nous, les contribuables, de vivre décemment.
N’est-ce pas là l’objectif ultime de chacun d’entre nous ?

Richard Marcil, rédacteur en chef – rmarcil@lareussite.com


V10N02 – Février 2008
Créer un Québec plus riche


L’Institut économique de Montréal a présenté aux Québécois 11 idées créatrices de richesse qui, si elles étaient appliquées d’ici cinq ans, pourraient résoudre certains problèmes persistants.
Parmi ces solutions, l’IEDM met de l’avant certaines idées qui pourraient avoir un impct marqué sur l’économie québécoise. Entre autres, l’Institut voit d’un bon œil qu’on permette aux médecins de travailler au privé, une fois qu’ils ont accompli 40 heures de service au public.

Aussi, en haussant l’âge de la retraite à 67 ans, d’ici 2017, on augmenterait le pouvoir d’achat des aînés. Dans un avenir plus rapproché, les assistés sociaux seraient tenus d’accomplir une semaine par mois de travaux dans leur communauté. Ainsi, une partie de leur prestation serait issue d’un emploi rémunéré et l’on pourrait voir éventuellement certains prestataires, aptes à travailler, quitter les rangs de l’aide sociale. Une économie non négligeable pour le Trésor public et, indirectement, les contribuables.

Une autre stratégie intéressante amenée par l’IEDM propose une hausse de 2 points de la TVQ, ce qui ramènerait la portion de taxes payables au niveau qui prévalait avant les deux baisses de la TPS, combinée à une réduction des impôts de l’ordre de 2 G $. Au change, le gouvernement ne perd pas un centime et rend plus attrayante la province qu’on décrit déjà comme celle étant la plus taxée au pays. D’autres solutions telles l’abolition de la taxe sur le capital, l’exportation de 100 milliards de mètres cubes d’eau, l’introduction du salaire selon le rendement dans la fonction publique, le partage des économies réalisées lors d’appels d’offres publics et la création d’écoles de performance pour con­trer le décrochage scolaire sont aussi exposées par l’Institut.

Afin d’éviter de contracter la grippe que l’Oncle Sam s’apprête à couver, le gouvernement Charest devrait peut-être tendre l’oreille à de telles initiatives qui garderaient notre économie à l’abri d’une possible récession. Farfelues pour certains, ces idées ont toutefois le mérite d’être claires, simples et économiquement réalisables à court et moyen ter­me. Suffit d’y accorder l’attention qu’elles méritent. Le Québec ne pourrait s’en porter que mieux encore.

Richard Marcil, rédacteur en chef – rmarcil@lareussite.com


V9N3 - Mars 2007
Au banc des accusés


La lieutenant-gouverneur du Québec, Madame Lise Thibault, a traversé une période plutôt sombre au cours des dernières semaines. Accusée de dilapider les fonds publics en sorties diverses pour elle et sa famille, Lise Thibault a dû s’en remettre à l’enquête d’une Commission spéciale, afin de dissiper tout soupçon à son endroit.

J’ai bien connu sa fille, Anne-Marie, qui fréquentait alors le même cégep que moi. Réservée, attentive, honnête, soucieuse du travail bien accompli. Des valeurs qui, nous le savons tous, nous sont transmises par nos parents. Or, à la lumière de ce que je connais de la fille, j’ai peine à croire que madame Thibault ait pu, de quelque façon que ce soit, profiter de sa position pour accorder à sa famille certains privilèges financiers. Qui plus est, comment peut-on accuser une femme, qui a donné corps et âme pour promouvoir l’intégrité et la justice sociale, de fraude ou de malversation fiscale? Ouï-dire et quête de sensationnalisme ou journalisme jaune? À vous de juger.

Mais au lieu de chercher à salir la personne, ces journalistes devraient plutôt chercher à exposer le côté positif, mettre en lumière les apports de l’individu. Savoir qu’untel ait consommé des substances illégales étant plus jeune nous apportera-t-il plus dans notre quotidien? Certes pas. Par contre, savoir qu’il a mis sur pied une œuvre qualitative pour aider les victimes d’abus, ça c’est valorisant!

Nous pouvons vendre plus de copies de journaux avec de bonnes nouvelles. Ici, à La Réussite, nous le faisons depuis près de dix ans, et nous continuerons à promouvoir l’accomplissement des entreprises et des individus qui les guident. Il est plus que temps que l’on se tienne, face à ce raz-de-marée négatif, à ce flot de mauvaises nouvelles qui nous ensevelit quotidiennement. Ne croyez-vous pas que, lorsque l’on ressent la nécessité de présenter des capsules « La bonne nouvelle… » au bulletin de fin de soirée, nous ayons atteint un niveau plutôt inquiétant? Pensons positif, pensons gagnants!

Avec l’arrivée du journal Métropole, notre éditeur, Stéphane Maestro, a décidé de s’y consacrer entièrement et me transmet le flambeau afin de voir aux destinées de La Réussite. J’aurai donc l’immense plaisir de commenter l’actualité ou de traiter d’un sujet qui vous touche particulièrement. Je vous invite également à m’écrire pour me faire part de vos commentaires.

Richard Marcil, rédacteur en chef - rmarcil@lareussite.com


V9N2 - Février 2007
Bravo CSN !


La saga de l’usine d’Olymel de Vallée-Jonction, en Beauce, a connu son dernier dénouement le 11 février dernier, vers le coup de 13h, alors que les travailleurs ont voté dans une proportion de 53 % pour le rejet des dernières offres patronales.

L’usine de Vallée-Jonction fermera donc le 25 mai prochain. Mais comment ces derni­ers ont-ils pu se rendre si loin dans les négociations en toute connaissance des conséquences sur leur vie familiale et personnelle ? Comment ont-ils pu met­tre en jeu leur bien-être alors qu’ils auraient dû opter pour la sécurité, surtout dans une région où les emplois ne se dénichent pas facilement ?

Force est d’admettre que le syndicat y a joué un rôle primordial. Évidemment, il est facile de recommander aux travailleurs le rejet des offres à la baisse de l’employeur qui constituent le dernier recours pour la survie de l’entreprise. Ce ne sont pas ces dirigeants syndicaux qui perdront leur emploi en mai. Ils auront tout le loisir de justifier leur position par le sacro-saint maintien des conditions de travail. Tou­tefois, auront-ils à faire face aux factures et à toutes les dépenses courantes de ces travailleurs, à l’indignation que certains subiront, aux crises familiales qui ré­sultent trop souvent d’une perte d’emploi ?

Le calcul n’est pourtant pas si compliqué pour ces travailleurs : recevoir environ 66 % du salaire actuel en prestations d’assurance-emploi ou continuer à travailler 40 heures semaine à 22 $ l’heure (ce qui équivaut à un salaire an­nuel brut de 45 760 $). Un salaire plus que décent si l’on considère que, pour certaines familles, les deux conjoints travaillent pour cette usine. Dans cette histoire, le syndicat, dans le but d’obtenir le maximum pour ses membres, a failli à sa tâche première de protéger les emplois. Certains travailleurs ont même fait l’objet de menaces, question d’influencer le vote. Il est plus que temps que les syndicats cessent de prendre les travailleurs en otage pour mener les négociations avec les employeurs.

Qu’on s’évertue plutôt à les protéger et à assurer leur emploi, même si cela implique une baisse salariale, car une baisse ne pourra égaler une perte d’emploi. On pourra alors crier mission accomplie au lieu d’accuser subséquemment em­ployeurs et gouvernements d’i­nertie ou de mauvaise volonté.

Richard Marcil, rédacteur en chef - rmarcil@lareussite.com

Radio-Canada

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