Le journal local au coeur de la Métropole
V2N8 • Août 2008
Arrêter l’hémorragie
Alors que l’on compte de plus en plus de sans-abri et que des milliers de familles vivent sous le seuil de la pauvreté, le Gouvernement du Québec annonce qu’il investira quelque 50 M $ de plus dans la lutte à une éventuelle pandémie de grippe aviaire.
L’on peut comprendre que les autorités de la santé préfèrent prévenir que guérir, mais il ne faudrait pas tomber dans l’absurde. Certains diront que nous pourrions comparer cette action à un individu qui souscrit à une police d’assurance-vie. J’en conviens. Toutefois, dans ce dernier cas, la mort est une fatalité, alors que nous sommes loin d’être assurés qu’une pandémie de grippe aviaire touchera le Québec. Il faut savoir lire entre les lignes et malheureusement constater la force incroyable qu’ont les lobbyistes de la santé sur les autorités.
Ces derniers, appuyés par les opinions d’experts, forcent les gouvernements à acheter les vaccins qu’ils développent. Ils auront donc réussi à amener les fonctionnaires du ministère de la Santé à croire, dur comme fer, à la très forte probabilité d’une épidémie québécoise. Foutaise ! Les lobby de la santé misent sur la peur et l’incrédulité des gens pour mener leurs affaires et dégager des profits plus que substantiels. Une véritable mafia, comme je le mentionnais le mois dernier, qui aura réussi à prendre dans ses filets un gros poisson qui, somme toute, fonctionne grâce à notre argent. Si mes commentaires vous choquent, alors expliquez-moi pourquoi ces grandes compagnies pharmaceutiques organisent-elles des séminaires aux Bahamas (ou autre destination de rêve), invitant les médecins et leurs conjoints, toutes dépenses payées ? Un véritable lavage de cerveau en règle pour convaincre la première ligne du système de vendre leurs produits développés à coups de millions de dollars.
Ne soyons pas dupes. À commencer par le nouveau ministre de la Santé. Il faut arrêter l’hémorragie. Susciter la peur pour faciliter la vente à pression, non merci ! La solution est toute simple et bien plus près de nous que nous le croyons. Il suffit tout simplement de bien manger, de façon équilibrée et de faire de l’exercice physique sur une base quotidienne. Les nutritionnistes se tuent à nous le dire : un esprit sain dans un corps sain. Une question de gros bon sens pour tous. Adopter un style de vie et une alimentation saine tout autant qu’une attitude positive peut éviter bien des virus. Il suffit d’y croire et de mettre les efforts nécessaires. Avec un tant soit peu de volonté, nous pouvons faire la différence en santé au Québec.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N7 • Juillet 2008
«Écœurantite» aiguë !
Ai-je bien vu ? 1,50 $ LE LITRE ? J’ai failli m’étouffer avec ma gorgée de jus en entendant l’annonce d’une telle réalité. Non, trop, c’est trop ! Le « racket ouvert » des grandes pétrolières a assez duré ! Mais qu’est-ce qui nous prend ? N’en n’avons-nous pas ras le bol de payer notre cote exorbitante aux mafias pétrolières, pharmaceutiques et autres ?
Déjà considérés comme les plus taxés en Amérique du Nord, les Québécois doivent maintenant composer avec de nouvelles données qui, somme toute, viennent litéralement vider le fond de nos poches. C’en est trop. Via nos impôts, nous payons pour recevoir certains services publics. Soit. Toutefois, nous avons vraiment l’impression de ne pas en avoir pour notre argent. Les mafias pharmaceutiques soudoient les médecins pour qu’ils prescrivent leurs médicaments. Un véritable réseau légal de vente de drogues. De conivence avec les gouvernements, qui en retirent un vrai pactol via les taxes de vente, les pétrolières tentent de nous faire pleurer en prétextant les hausses des coûts du brut, de production et de distribution. Toutes les raisons sont bonnes pour hausser le prix à la pompe: l’ouragan X, rappelez-vous, les menaces terroristes, les vacances d’été. Et pourquoi pas les rhumatismes de grand-mère ? Même Gaz Métro se met de la partie en annonçant une hausse de 15 à 20 % du prix du gaz naturel, causée par la hausse des coûts de transport. Le gaz naturel ne nous arrive-t-il pas en grande partie par gazoduc ? Et maintenant, voilà qu’on songe à taxer les voies d’accès qui mènent à Montréal. 2,75 $ pour chaque passage.
Faites le calcul et, à 240 jours ouvrables par année, ce n’est pas moins de 660,00 $ qu’on viendra gentiment vous siphonner. Mais qu’attendent les gouvernements concernés pour réagir ? Des soulevements populaires ? Une hausse de la criminalité, notamment des vols ? Il est grand temps de mettre de l’ordre à tout ce fouillis, à toute cette gestion malsaine qui sent l’arnaque à plein nez. On tente d’étouffer l’affaire et d’apaiser les humeurs en annonçant qu’une pétrolière accepte de verser 1 M $ parce qu’elle a été trouvée coupable de collusion. Quand on fait des milliards de dollars de bénéfices, c’est bien peu comme amande. Des milliards qui sont souvent remis à des actionnaires étrangers, nul n’est besoin de se questionner. C’est comme si votre salaire annuel était de 50 000 $ et qu’on vous condamnait à payer une somme de 50 $. Qu’on arrête de se foutre de nos gueules et qu’on mette nos culottes devant ses multinationales étouffantes. Après tout, les élus, de quelque niveau qu’ils soient, sont sensés nous représenter, à voir à nos intérêts. Pas aux leurs…
Malgré tout, je vous souhaite un bel été rempli de soleil !
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N6 • Juin 2008
Les règles de la maison
Après des mois de consultation publique et 3,7 M $, la commission Taylor-Bouchard en arrive à la conclusion que les Québécois sont majoritairement fermés aux autres cultures, que nous devrions manifester une plus grande ouverture face aux rites et coutumes des immigrants qui viennent frapper à notre porte et nous demandent asile. Nous leur ouvrons les bras mais sommes fermés. Bizarre, non ?
Le danger de ce genre de débat, c’est de tomber dans la stupidité. Je ne céderai pas à la tentation. À la place, je vous demande un effort d’imagination. Disons que demain je fais mes valises. J’ai décidé d’immigrer quelque part au Proche-Orient. Là-bas, Noël n’existe pas, ni aucun saint du ciel au visage familier. J’arrive dans un pays islamique. On y parle arabe et les institutions sont islamiques. Tout est fonction du Coran, de la prière et d’une tradition que je ne connais pas, mais que je vais forcément découvrir. Des fois, le petit occidental que je suis sera choqué, d’autres fois, bouleversé. Normal. C’est un choc culturel, religieux, social. Mais, même après des décennies de vie là-bas, pensez-vous que j’aurai réussi à ce qu’on accommode ma langue, mes croyances, mon sens de l’égalité des sexes ou le libéralisme dans lequel j’ai grandi ? Non.
Je ne fais pas ici le procès d’une culture ou d’une autre. Mais, comme le dit l’adage : À Rome, fais comme les Romains. Si j’allais quelque part au Proche-Orient, je marcherais sur la pointe des pieds pour n’offenser personne, pour ne pas altérer ce qui existe déjà. J’enlèverais mes souliers là où on me demanderait de le faire. Je ne demanderais pas de fourchette là où l’on mange avec les mains. Alors pourquoi, à l’inverse, lorsque la terre d’accueil s’appelle Occident, on sent le besoin d’accommoder tout le monde ? C’est l’hôte qui détermine les règles de la maison. Les invités qui choisissent d’y entrer devraient s’y conformer. Point final.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N5 • Mai 2008
L’état d’urgence
Les électeurs blâment trop souvent les élus, qu’ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux, d’immobilisme. Les projets traînent en longueur. On va de commissions parlementaires en commissions parlementaires, d’études en études, aussi bien que les beaux projets qu’on nous annonce prennent le double, voire le triple du temps avant d’être réalisés.
Mais là, on renverse la vapeur. À force de faire l’objet de critiques, l’administration Tremblay a vu rouge et a décidé unilatéralement, sans études d’impact à l’appui, de piétonniser un important segment de la rue Saint-Paul. Le hic est que l’implantation du projet est soudainement très urgente.
Le projet en soi a du bon. Bien planifié, avec les bonnes structures en place, une rue St-Paul piétonne pourrait attirer encore davantage. Mais que cherche-t-on ? Donner une vocation uniquement touristique au Vieux-Montréal ? Outre sa vie touristique, nous en convenons tous, le Vieux-Montréal est commercial et résidentiel. Des gens y résident ou y travaillent. On ne doit certes pas limiter son accès en barricadant quelques rue transversales. D’ailleurs, en voulant imposer à tout prix la piétonnisation de la rue St-Paul et ce, dès les prochaines semaines, l’administration ne se restreint qu’à cette solution, franchement peu esthétique. Cela fait plus de vingt ans que ce projet est sur la table. Prenons plutôt le temps d’analyser tous les tenants et aboutissants de ce dossier afin d’en arriver à une solution viable, structurée, esthétique et rentable pour tous ces acteurs. Une implantation progressive serait nettement favorable. On pourrait, par exemple, effectuer des essais lors des fins de semaines. La rue St-Paul deviendrait piétonne dès 17h le vendredi jusqu’au lundi matin 5h. On pourrait ainsi en mesurer les vrais impacts et, le cas échéant, voir à étendre le concept sur de plus longues périodes.
Dans le même secteur, on parle d’établir une ligne d’autobus sur la rue de la Commune. Il est évident qu’entre les rues Berri et McGill, le transport en commun est inexistant, à tout le moins jusqu’à ce que le projet de tramway soit finalisé. Un projet d’ailleurs qui semble faire l’unanimité. On pense vert une rue au nord, mais on augmente la pollution à peine 100 mètres au sud. Si l’on parle de véhicule hybride, je veux bien favoriser la mobilité dans le secteur. Malheureusement, le concept effraie les dirigeants de la STM qui, même en 1966, avaient refuser le concept d’autobus électrique hybride, proposé par la compagnie Deshaies. Il faut croire que les temps ne changent guère et que les mentalités sont difficiles à faire évoluer.
L’autre dossier où l’administration Tremblay semble vouloir mettre la charrue devant les bœufs est celui du péage sur différents accès à l’île de Montréal. Décidément, on éprouve toutes les misères du monde à retenir les familles sur l’île. Veut-on réserver le même sort aux travailleurs ? Voilà une autre solution de panique qui ne fera qu’augmenter l’exode vers les banlieues. Rien qui n’arrêtera l’hémorragie dont Montréal est victime depuis quelques années. Monsieur le Maire, les efforts déployés par votre administration sont louables et semblent dirigés dans la bonne direction. C’est dans la façon de faire qu’il y a du sable dans l’engrenage...
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N4 • Avril 2008
Différent quand ça m’arrange!
Les membres des différentes communautés visibles crient haut et fort à l’exclusion et à la mise à la marginalité. On brandit trop souvent le fermeture des Québécois à l’intégration.
Les communautés noires, juives et autres qui tapissent désormais le paysage montréalais et font partie de la nouvelle population québécoise, ont trop souvent l’argument du racisme pour justifier une certaine distinction. Pourtant, à communauté différente, mœurs et coutumes différents. Les Québécois sont ouverts de façon générale aux traditions étrangères. Peut-être s’agit-il de différences de perception qui explique que les membres des communautés ethniques se sentent si souvent brimés ou offusqués.
Il en va de même pour la communauté gaie. On lutte pour obtenir les mêmes droits que les hétérosexuels (droit au mariage, à l’adoption…). Mais, en contre-partie, on commande des études et sondages, à coûts de milliers de dollars, pour justifier que les habitudes de consommation des gais et lesbiennes sont différentes. Alors ? Il faudrait se brancher mesdames et messieurs ?
Voulez-vous être considérés comme les hétéros ou non? En vertu des résultats qui seront dévoilés, croyez-vous que les publicistes adapteront leur message exclusivement pour vous ? En fait, et ce à tous les points de vue, la différence est avantageuse quand elle nous sert bien. Lorsqu’une ombre de discrimition se pointe, vite aux barricades ! Mais lorsque tout est calme, alors on doit afficher notre différence et affirmer que nous avons des comportements sociaux différents qui doivent être pris en considération.
Je ne veux certes pas tomber dans le «hérouxvillisme», j’en suis bien loin, mais qu’on cesse de nous accuser de tous les maux de la discrimition et qu’on prenne le temps de se regarder le nombril un peu. Mais non, personne ici-bas n’est le nombril du monde, pas même l’ami Georges W., qui pourtant croit l’être. Apprenons à vivre avec nos différences qui, en bout de ligne, crée cette magique diversité qui caractérise si bien le Québec d’aujourd’hui. Tous, sans exception, sommes nés égaux, et comme le disait si bien un de mes amis : « Ça sent la même chose quand on va au petit coin, qu’on soit blanc, noir, jaune, quelle que soit notre occupation, quel que soit notre rang social ! ». Alors, cessons de chercher la petite faille, la petite bibitte et travaillons ensemble à construire un chez-nous où il fait bon vivre.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N3 • mars 2008
Il y a urgence et urgence...
Privatiser la santé ? Nouveau traitement ! Traitement de choc ! Que d’abus, que d’abus, que d’abus… La santé a souvent l’air malade, ces temps-ci. Pas juste à cause des coupures, non.
Mais on en apprend des bonnes, des fois. Des médecins qui passent la carte plus qu’à leur tour pour augmenter leurs revenus, des hôpitaux qui engorgent leurs urgences pour obtenir des fonds d’aide spéciaux, des gens qui abusent de la gratuité. Des listes d’attente qui n’en finissent plus. Dans certains cas, plus d’un an. Rien ne va plus. Tout ça fait drôlement penser à une entreprise mal gérée. Les mécanismes de contrôle font défaut, tout le monde est malheureux et ça prend l’eau de partout. Et l’argent du contribuable dans tout ça, le vôtre et le mien ? Moi, en tous cas, je veux bien contribuer à un système qui fonctionne. Mais là, ça me fait un peu mal, docteur…
Je ne veux certes pas faire mon ministre de salon mais, s’il y a quelque chose que je connais, c’est bien les entreprises. De vrais petits bijoux de gestion qui n’ont rien à envier à personne, même sur le plan international. De quoi être vraiment fier. Mais en quoi la santé serait-elle différente d’une entreprise ?
Je dirais même : en quoi un gouvernement est-il différent d’une entreprise ? N’a-t-il pas pour mission de générer de la croissance ? Regardez l’électricité, hormis les récentes hausses de tarifs successives, regardez du côté de la SAQ. Des succès ! On y parle même de contrat social. Alors, si on privatisait la santé en la doublant d’un contrat social? Avec discernement bien sûr (pas question d’une santé pour les nantis uniquement). Le public demeurerait toujours accessible pour tous. Le privé ne ferait qu’offrir une alternative, qui existe déjà à très petite échelle, concurrentielle et donc la plus abordable possible, au choix de chacun. Les médecins devraient toutefois partager leur temps entre le public et le privé.
Pas question de tourner le dos au système de santé universel. On pourrait introduire un ticket modérateur ou mettre en place graduellement des partenariats publics et privés (PPP), comme le suggère le rapport Castonguay, selon les revenus et lancer la saine concurrence de la santé. Cessons de mettre continuellement des bâtons dans les roues d’un système qui veut et doit évoluer.
Le Québec regorge de gestionnaires compétents qui repositionnent des entreprises pour les adapter aux marchés actuels et les hisser vers des sommets internationaux. Si on a quelque chose à sacrifier, c’est bien le présent chaos. Il faut relever l’institution « santé », permettre à la fange de disparaître et rebâtir un système qui fera envie et non pitié. Demandez-moi si je veux investir dans Hydro ou la SAQ (et je pourrais vous en nommer une multitude d’autres) : oui. Demandez-moi si ça me fait plaisir d’investir par le biais de mes impôts dans la santé telle qu’elle est là : non. Il y a urgence et urgence.
Les médecins et le personnel médical ont grand besoin de renfort. Les structures en place sont nettement insuffisantes. Les études et commissions parlementaires à outrance : non, merci ! En ce qui me concerne, ce n’est pas de colmater les brèches éternelles, mais plutôt de changer le traitement de cette grande malade…
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N2 • février 2008
Du courage S.V.P.!
L’homme est reconnu pour son franc parler, ses positions drastiques. On aime ou on n’aime pas. Mais il faut admettre que Stéphane Gendron a posé un geste concret pour l’environnement en faisant adopter une loi interdisant l’utiliation des sacs de plastiques à Huntingdon. Il s’agit en fait de la première municipalité du Québec à adopter une telle réglementation.
La population se dit hautement préoccupée par la question environnementale mais lorsque vient le temps d’agir, on recule d’un siècle. Huntingdon, c’est 3 000 habitants, soit environ 30 000 sacs de plastique par semaine qui ne se retrouveront plus dans la nature ou dans les dépotoirs où il prennent plus d’un siècle avant de se décomposer complètement. Une action certes minime mais qui aura son impact localement et qui, souhaitons-le, trouvera écho ailleurs au Québec. D’ailleurs, Stéphane Gendron souhaite vivement voir le gouvernement provincial adopter un règlement similaire, partout au Québec. Imaginons, ne serait-ce qu’un instant, si les élus de Montréal entérinaient une telle loi. Si l’on applique les mêmes données que le maire Gendron, ne parlerait-on pas, au bas mot, de 10 millions de sacs par semaine? 520 millions de sacs de plastique par année qui ne se retrouveraient plus à errer ça et là, au gré du vent.
Enfin, un grand pas pour l’environnement. Mais pour ce faire, il faut des couilles, du cran. Nos élus ont-ils ce courage pour mettre de l’avant cette loi anti sacs de plastique utilisés dans la plupart des commerces, ici, à Montréal ? Peut-on penser que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, oserait soulever la gronde des électeurs montréalais en imposant une telle loi ? Poser la question est aussi y répondre. Pourtant, dans bien des cas, des mesures draconiennes, impopulaires lors de leur introduction, pensons simplement à la loi anti-tabac, finissent par trouver refuge dans l’opinion populaire et deviennent pratique courante ou tradition. Quel bel enjeu environnemental, n’est-ce pas ? L’apport néfaste des sacs de plastique pour l’environnement n’est plus méconnu du grand public. Tous et chacun peuvent agir individuellement mais c’est encore sous une action concertée, réglementée, que l’impact sera plus important. Tout est question de courage, Monsieur Tremblay. Oserez-vous suivre la voie environnementale ?
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V2N1 • janvier 2008
Ouf ! Quelle année !
Déjà un an. Le journal Métropole souffle sur sa première bougie. On se rappelle encore des premières discussions, des premières ébauches et des premiers pourparlers qui ont mené à sa naissance. Un bel accouchement dont plusieurs ont été témoins.
À l’heure du premier bilan annuel, je ne peux oublier tous ceux et celles qui, dès les premiers coups de barre, nous ont accordé leur appui. Et tous ceux qui ont suivi par la suite. Sans vous, Métropole n’existerait tout simplement pas. Vous avez reconnu le besoin d’une publication qui serait au cœur de l’action dans le Vieux-Montréal, le Centre-Ville, l’île-des-Sœurs et sur le Plateau. Nous avons répondu à votre appel. Merci à vous tous de nous avoir fait confiance au cours de l’année et, déjà, d’avoir réitéré votre fidélité pour 2008. Grâce à vous, partenaires, Métropole poursuivra son travail d’écoute. Comme toujours, nous serons vos yeux et vos oreilles afin d’être le reflet de la vie «ville-marienne».
Avec plus de 280 000 lecteurs à chaque mois, Métropole est devenu, au fil des mois, la publication gratuite avec la distribution porte-à-porte la plus vaste dans l’arrondissement Ville-Marie. Une distribution que nous pouvons maintenant certifier, documents à l’appui, avec fierté, et que nous comptons élargir en 2008, au grand plaisir de nos partenaires annonceurs qui, pour la plupart, ont vu leur investissement porter fruits. Je pense entre autres aux annonceurs du domaine immobilier qui, grâce à Métropole, auront vendu certaines propriétés au cours de l’année.
Plus que jamais en 2008, Métropole sera au rendez-vous des événements qui marqueront l’année dans Ville-Marie. Politique, économique, social ou culturel. Une année qui promet d’être fertile en rebondissements sur plusieurs points. Soyez assurés que nous serons aux premières loges pour décrire leurs impacts sur l’arrondissement. D’ici là, je souhaite à chacun d’entre vous amour, paix, prospérité pour 2008. Longue vie à tous ! Longue vie à La Métropole !
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N10 • Décembre 2007
Mourir demain, renaître aujourd’hui
Imaginons que par un beau matin j’apprenais qu’il ne me reste qu’une seule journée à vivre. Séance tenante, les plans d’avenir et les projets à long terme se briseraient sur la ligne du temps. En un éclair, mon esprit ferait un virage à 180 degrés. Par cette simple pensée, j’ouvrirais une fenêtre sur un monde insoupçonné...
Si je devais mourir demain, il ne serait plus question de faire, mais plutôt de dire. Puisque je voudrais partir l’âme en paix, je choisirais d’affronter tous les démons dont je me serais détourné jusque-là. En une journée, habité par la sincérité du condamné, je voudrais voir ceux qui m’ont élevé, les véritables amis qui tiennent sur les doigts d’une seule main, et bien sûr, la femme qui partage ma vie. Tout régler avant de quitter, sans une seule blessure non cicatrisée pour assombrir le tableau de mon existence. Sans plus rien à perdre ou à prouver, tout serait différent. Au lieu de nourrir de la rancune, je comprendrais que ceux qui m’ont élevé l’ont fait de leur mieux, au meilleur et parfois au pire de leurs connaissances. Les yeux baignés d’amour, je leur confierais que mes échecs et mes succès, je ne les dois qu'à moi-même, qu’ils n’en sont aucunement responsables.
Aux amis, je dirais que je les ai négligés. Pas par égoïsme, mais parce qu’ils ont traversé le temps, sans reproches, ni jugement, et que je les savais là, jamais très loin. Enfin, à celle qui m’accompagne, je m’excuserais d’avoir été trop avare de mots tendres, et d’avoir trop souvent mesuré mon amour en fonction du sien. Je lui dirais que le temps est trop court pour retenir ses sentiments, qu’aimer n’est vraiment possible que lorsqu’on donne sans compter. Alors, au bout de cette journée, j’aurais réussi l’essentiel de toute une vie, car le reste est superflu. Mais, pourquoi attendre la limite pour renaître ? Pourquoi ne pas vivre la paix dans l’âme dès maintenant ? La vie est belle. Elle commence aujourd’hui…
Joyeuses Fêtes à tous nos lecteurs !
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N9 • Novembre 2007
Bienvenue chez les Néandertal !
Pauvre Parti Québécois! Comme parti politique incapable de se renouveler, difficile de faire mieux. C’est carrément n’importe quoi. Le PQ a peut-être sa place dans l’histoire du Québec, mais si ça continue, c’est au musée qu’il va finir...
Voulez-vous bien me dire de quelle époque de la préhistoire sort le projet de Loi 195 sur l’identité? Quelle tristesse! Le pauvre français est encore une fois plongé au fond d’une soupe démagogique, brandie fièrement, avec le sourire béat de l’inventeur du presse-purée. On dirait que le cheval de bataille a 150 ans. Et la bête a la vie dure. Chaque fois qu’on pense qu’elle va mourir d’épuisement, il lui reste encore un hoquet pathétique. À l’heure du Web, on rêve de parler 5 ou 6 langues. On aimerait enrichir notre culture, développer les canaux de communication avec le reste de la planète. Mais pas au PQ. Les penseurs du parti ont les pieds pris dans un béton vieux de 30 ans. La haute vitesse, connaissent pas ! Mais, d’où vient donc cet entêtement ? On dirait que, chez les bleus, personne n’a mis le nez dehors depuis les années ’70. Privés de télé, d’ordinateur et d’air frais.
Or, le style rétro a beau être à la mode, quand ça sent la boule à mites c’est moins invitant. En somme, au-delà du projet de Loi 195, Pauline Marois n’incarne pas plus le changement du parti que ses prédécesseurs. Homme ou femme, jeune ou vieux, il n’y a rien à faire. Au PQ, le même 33 tours rayé finit toujours par jouer sa vieille rengaine nationaliste. Je pourrais aussi en vouloir, un pays. Mais pas un pays de vieux schnoques, replié sur lui-même, qui regarde les immigrants de travers parce qu’ils ne parlent pas la bonne langue. La carte de citoyenneté du pays des Néandertal ? Non, merci !
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N8 • Octobre 2007
Outremont sous tutelle?
Suite au récent scandale qui éclabousse les élus de l’arrondissement d’Outremont, le maire Gérald Tremblay a été tenu de réagir, par l’Opposition officielle, et de demander la démission en bloc du conseil.
À l’instar du scandale qui a vu le jour dans la municipalité de St-Constant à la fin septembre, doit-on entrevoir Outremont comme une future «municipalité» mise sous tutelle ? Les élus d’Outremont semblent s’en donner à cœur joie à la fin de chaque réunion et, dans une salle attenante, on a emménagé un salon et un bar où l’alcool ne manque jamais. Qui paie pour ces abus ? Évidemment, les contribuables. Le maire d’arrondissement, Stéphane Harbour a même avoué son laxisme dans le dossier. La chef de l’Opposition officielle, Noushig Eloyan, a tenu à rappeler que Stéphane Harbour et son équipe sont tous membres du parti UNION, le parti du maire de Montréal. Elle exige de ce dernier l’exercice de son leadership comme chef de parti. Comme on le sait, Gérald Tremblay n’est pas homme à agir de manière impulsive. Il prend le temps d’analyser et de posséder le plus de détails possible avant de faire part de sa décision. Lorsque l’on gère la ville la plus importante de la province, on se doit d’agir ainsi, mais le jeu de l’Opposition est aussi valable et force l’administration à réagir promptement.
Avec les récents événements dans les arrondissements, nous devons sérieusement nous questionner sur le système en termes de contrôle notamment. Avoir un œil sur un comité exécutif est plus facile que de surveiller les agissements de dizaines de conseils d’arrondissements. Peut-on légitimement se demander si d’autres scandales du genre ne feront pas surface ? Peut-on craindre d’autres abus financiers et d’autres gaspillages des fonds publics ? Nous ne pouvons certes généraliser et mettre tous les politiciens dans le même panier, mais, force est d’admettre que des enquêtes devront être menées pour laver les élus de tout soupçon et ainsi, rassurer la population montréalaise.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N7 • Septembre 2007
Me, Myself and I
Nous opérons dans le Vieux-Montréal depuis près de dix ans maintenant. L’attrait du quartier, son dynamisme et la proximité du milieu des afaires m’ont toujours incité à demeurer dans «le coin».
Ce sentiment d’appartenance est d’autant plus fort depuis que nous avons lancé le journal Métropole. Nous sommes à même de constater que des organismes tels la Société de Développement Commercial du Vieux-Montréal engagent des efforts incommensurables pour favoriser la croissance du Quartier. Jean Perron, son directeur ; ses administrateurs ; Georges Coulombe, son président, font des pieds et des mains pour promouvoir le dynamisme du Vieux-Montréal, tant auprès des commerçants actuels que des entrepreneurs qui désireraient s’y implanter.
Lors des assemblées, réunions et petits déjeuners de la SDC, certains décrient que les efforts sont mal ciblés et que l’on devrait plutôt donner au Vieux-Montréal une image élitiste, accessible uniquement aux gros bonnets et millionnaires. Mais ceux-ci ne recherchent que leur petit intérêt personnel.
Foutaise! La plupart des commerces qui y opèrent comptent sur la population générale, la « masse », comme certains se plaisent à la caricaturer, pour vivre. Ces « grands penseurs » devraient plutôt s’arrêter sur une notion toute simple : plus fraîches parce que plus de gens en mangent; plus de gens en mangent, parce qu’elles sont plus fraîches. Une action commune fera en sorte d’augmenter davantage l’achalandage dans le Vieux-Montréal, les commerçants en bénéficieront et le Quartier ne s’en portera que mieux. Nous le savons, de grands événements tels La Grande Mascarade, Montréal en lumière, le Grand Prix, les Fêtes Nationales attirent beaucoup de monde dans le Vieux. Ces grands événements ne sont pas issus d’une seule organisation, mais de l’association de plusieurs entités qui en assurent ainsi l’optimisation des retombées. L’union fait la force, mais l’individualisme fait la farce ! Il est grand temps de délaisser le Me, Myself and I et sa petite poche pour développer une véritable action promotionnelle concertée, qui profitera à tous les artisans du Vieux-Montréal. Tous ensemble, unissons nos efforts pour faire du Vieux-Montréal le meilleur endroit de travail et de vie. Nous pouvons faire une différence !
Je vous invite d’ailleurs à assister en grand nombre à la prochaine assemblée générale annuelle, qui se tiendra le mardi 18 septembre prochain à partir de 17h30, à la Basilique Notre-Dame (entrée 426, Saint-Sulpice).
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N6 • Août 2007
Plonger sans risque !
Depuis plusieurs années, un projet alimente les discussions dans l’Est de Montréal. En effet, on désire transformer l’ancienne marina Beaudoin, de Pointe-aux-Trembles, en plage publique. L’idée a du bon en soit puisque les résidents de l’Est n’ont pour ultime solution que la plage du Parc Jean-Drapeau, alors que leurs homologues de l’Ouest de l’île bénéficient de deux sites de baignade publics : Cap-Saint-Jacques et Bois-de-l’Île-Bizard.
Le hic tient toutefois au fait que ce potentiel lieu récréo-touristique pourrait être financé à même les deniers publics. Alors, là, je dis non ! Considérant que le site ne pourrait être opérationnel que deux mois par année, le projet doit émaner du privé, sans quoi il pourrait affecter grandement le système des coûts dans l’Est, système dont l’état, avouons-le, est déjà suffisamment précaire. Avant d’engranger des sommes sur un tel projet, commençons plutôt à concentrer nos efforts à la rentabilisation des sites existants. Bien que le projet soit souhaitable, il ne doit pas être réalisé à n’importe quel prix. Ne perdons pas de vue que lorsqu’il pleut, il faut attendre environ trois jours pour que l’eau du fleuve se purifie et permette la baignade. Si l’on ajoute les journées fraîches, il reste à peine 35 à 40 jours où cette plage serait opérationnelle. Irons-nous injecter des millions de dollars pour si peu ?
J’en doute fort et j’espère ardemment que les consultations publiques qui se tiendront à l’automne 2008 le prouveront. Je ne suis pas le seul à douter de la faisabilité du projet. Notre collègue Martin St-Pierre, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord, abonde dans le même sens : « Bien qu’il soit souhaitable, parce qu’il pourrait créer un achalandage touristique intéressant pour les commerçants de l’Est, le projet ne doit pas être réalisé à n’importe quel prix. Nous devons être vigilants dans ce dossier ». Lorsque le beau temps s’installe et que les journées humides nous écrasent, je suis comme vous tous et j’apprécie plonger dans une eau tempérée pour m’y rafraîchir. Mais je ne plongerai certes pas dans un projet où mes impôts seraient mal utilisés et, à toutes fins utiles, gaspillés. Ce serait vraiment jeter notre argent à l’eau»!
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N5 • Juin 2007
J’aime ma ville... propre !
En tant que résident du Vieux-Montréal, j’ai eu l’occasion à maintes reprises de voir des commerçants nettoyer la devanture de leur resto ou de leur boutique. La plupart d’entre eux ont vraiment pris à cœur la volonté de l’administration municipale de faire de Montréal une ville propre et accueillante.
Je me rejouis de voir avec quel empressement ils ont emboîté le pas aux autorités et qu’ils participent à cet effort collectif de salubrité. Des commerces sont désormais ornés de cendriers afin d’éviter l’accumulation de mégots sur les trottoirs. Un restaurant comme le Moulinsart, rue St-Paul, y est même allé d’une touche de design : la célèbre fusée d’une des aventures de Tintin, On a marché sur la lune. D’autres sont à décorer leur façade d’ornements floraux des plus variés. Tous, tant résidents que commerçants, ont a cœur la propreté de leur petite parcelle de terrain, leur petit bout de trottoir.
Les résidents et commerçants ont compris le message que leur a adressé l’administration Tremblay. En faisant chacun sa petite part, on démontre un véritable respect d’autrui. Aussi, une ville plus propre attirera plus de touristes, sans compter les nombreuses productions cinématrographiques étrangères. Un atout indéniable pour que Montréal bénéficie d’une économie florissante. Il y a toutefois une ombre au tableau : les cols bleus menaces de déclencher une grève en pleine période touristique. Pourquoi mettre l’administration, les résidents, les commerçants et, éventuellement les touristes en otage alors que la volonté populaire de faire de Montréal un endroit où il fait bon vivre est omniprésente ? Pourquoi toujours utiliser la menace pour obtenir ce que l’on veut ? Après les employés d’entretien de la STM, qui ont finalement abdiqué tout en promettant une deuxième joute, et maintenant les cols bleus, quel autre groupe syndiqué menacera l’administration montréalaise ? À 25,00 $ l’heure, les cols bleus sont très bien payés et nul doute que bien des Montréalais qui sont présentement sans emploi accepteront même un salaire moindre pour participer à cet grande mission collective de propreté. À l’instar de certaines municipalités nord-américaines ou européennes, Montréal devrait fortement songer à la sous-traitance. Ainsi, on éliminerait ces parties de bras de fer interminables qui annulent toutes ces actions positives mises de l’avant pour assurer le mieux-être des citoyens. Comble d’ironie, les cols bleus, soudainement sans emploi, pourraient dénicher du travail chez ces sous-traitants mais à 12 ou 14,00 $ l’heure.
J’aime ma ville et enfin je sens une volonté de l’administration en place de lui redonner ses titres de noblesse en redorant son image. Notre métropole en avait grandement besoin et je ne peux que féliciter l’équipe Tremblay pour les efforts déployés en ce sens. Il suffit maintenant pour elle de ne pas céder à ce chantage éhonté de la part de ses cols bleus.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N4 • Mai 2007
La paix intérieure
On aura beau en parler de mille manières, la paix est bien plus l’exception que la norme. Il y a des conflits partout. Même chez nous, la paix est parfois relative. Le temps est peut-être venu de se demander ce qui cloche...
Il suffit de regarder les nouvelles pour s’en convaincre. La paix c’est un peu le rêve impossible de l’humanité, l’idéal inaccessible derrière lequel on court sans arrêt. Or, quand on parle de paix, on pense forcément aux guerres qui sévissent aux quatre coins de la planète. Mais, pour moi, ça va bien au-delà de ça. Je crois sincèrement que la paix commence d’abord au fond de nous-mêmes. En effet, comment la vouloir pour les autres quand nos guerres intérieures créent plus de tempêtes que de calme ? Je me souviens de tous ces petits conflits quotidiens, de tous ces déchirements, où il aurait mieux valu faire la paix que de s’acharner sur un petit bout de territoire ridicule. Pourtant, c’était plus fort que moi. Il fallait que j’aille me battre avec les rochers pour me prouver que j’étais en vie. Mais, peut-être aussi que nous ne savons pas comment vivre en paix. Peut-être qu’on s’ennuie à ses côtés et qu’on préfère tout simplement la guerre, plus « vivante ». Alors, on sème le vent et, rapidement, les nuages reviennent.
Avant de parcourir l’Afrique ou le Moyen-Orient pour régler le sort du monde, je crois que nous avons un voyage intérieur à faire. Chaque jour, à travers nos batailles, il existe la possibilité de déclarer la guerre. À nos enfants, à nos conjoints, à nos amis, ou à nos collègues. Ce choix nous revient à chaque rencontre et à chaque détour qui veut nous entraîner hors de nous-mêmes. En somme, la paix n’est pas à l’extérieur de nous. Alors, c’est d’abord avec nous-mêmes que nous devons signer le traité.
Forcément, le monde ne s’en portera que mieux.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N3 • Avril 2007
Le couteau sur la gorge pour André Boisclair
Le Parti Québécois se relève difficilement de sa déconfiture aux récentes élections. L’heure est à l’autopsie d’un raté monumental, d’un revers historique. Bizarrement, certains pointent du doigt le chef, André Boisclair. On veut le crucifier. On veut en faire le bouc émissaire de la défaite. Mais, de toute évidence, on frappe au mauvais endroit...
Le P.Q. a mangé une dégelée. Le pire score depuis 1970. Visiblement, quelque chose ne passe plus, ne séduit plus. Or, je ne crois pas que ce soit la souveraineté qui ne passe plus, mais plutôt le parti qui la prône. Beaucoup de souverainistes ont rejoint les rangs de l’A.D.Q., ce qui d’après moi confirme cette hypothèse. La machine est lourde, archaïque, et le concept de « référendum à tout prix » agace, use l’engouement pour la cause. Mais, ce qui me désole, c’est de voir le mauvais parti qu’on tente de faire à André Boisclair. Selon moi, il a connu une bonne campagne et il a l’étoffe d’un chef, d’un éventuel premier ministre. Pourtant, certains réclament sa tête, malgré le fait que le P.Q. soit un parti ingouvernable, contrôlé par son noyau «pur et dur». Dans la salle du P.Q., le soir des élections, on entendait encore scander le très dépassé slogan « On veut un pays ! ».
Bref, André Boisclair doit faire chaque jour de la politique avec un couteau sur la gorge. Donne-nous un pays ou va-t-en, voilà ce que semble exiger le cœur du parti. Pas facile de manœuvrer dans ces conditions-là. Et certains personnages influents de l’entourage du P.Q. en ont rajouté. Ils ont tiré à boulets rouges sur le chef éprouvé. Pourtant, les Landry et Marois de ce monde n’auraient pas fait mieux. Malgré toute la rhétorique dont ils sont capables, ils se seraient écroulés eux aussi sous le poids d’une cause qui ne sait plus comment se renouveler. L’échec du P.Q. est celui de son entêtement, de son incapacité à proposer un pays plutôt que de l’exiger. Et ça, André Boisclair n’y peut rien.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
V1N2 • Mars 2007
Bienvenue au Journal Métropole
Montréal est à la fois une métropole du XXIe siècle et l’une des plus anciennes villes d'Amérique du Nord.
Son histoire l’a dotée d’une personnalité originale. Dès le départ, et en raison de sa situation géographique, Montréal a été une ville-carrefour, aussi bien sur le plan culturel que sur le plan stratégique. Depuis, elle est devenue une métropole internationale, cosmopolite, qui accueille des dizaines de sièges sociaux d’organisations internationales. Ses atouts lui permettent d’offrir à sa population une qualité de vie enviable et lui fournissent des bases solides pour assurer son avenir. Il suffit de penser à ses universités et à ses nombreux centres de recherche qui font de Montréal une ville de savoir. Ville d’innovation et ville UNESCO de design, elle est réputée comme l’une des agglomérations de la haute technologie en Amérique du Nord.
Bénéficiant d’une vitalité culturelle et d’une créativité artistique remarquables, ses nombreux festivals et une gastronomie de qualité en font une destination touristique de choix en toutes saisons.
Comme vous le voyez, pour qui s’intéresse à Montréal, les centres d’intérêt ne manquent pas. Bienvenue donc au nouveau Journal Métropole. Mes meilleurs vœux de succès accompagnent l’équipe de rédaction.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay
V1N1 • Février 2007
Au cœur de l’action
Métropole sera présent là où l’action se déroule. Expositions, conférences de presse, congrès, annonces publiques, nouvelles locales.
Vous aurez droit à un compte-rendu revu et corrigé de l’actualité et à des entrevues réalisées avec les gens qui la façonnent. À ce titre, les intervenants de certains arrondissements nous feront part de leurs points de vue et de leurs prérogatives par le biais de chroniques régulières. Santé, mode, voyages, hébergement, bons vins, emploi, automobile, investissement public, divertissement, dossiers à saveurs politique et économique. Des sujets diversifiés qui touchent les Montréalais et tous ceux qui s’intéressent à ce qui se vit dans la «métropole».
En préparation de ce premier numéro, déjà nous avons senti l’engouement envers une nouvelle publication, parmi nos différents interlocuteurs. Montréal avait grand besoin d’un média plus local pour véhiculer tout son dynamisme et son savoir-faire, et ce, dans toutes les sphères d’activités. Les médias actuels ont une vocation plus régionale, voire provinciale ou nationale. Le Journal Métropole entre donc en scène pour transmettre chaque mois une information utile et divertissante aux résidents et gens d’affaires. Avec une équipe chevronnée de journalistes sur le terrain et la collaboration de personnalités influentes de certains arrondissements, le Journal Métropole sera vraiment au cœur de l’action du Grand Montréal.
En plus de nos chroniqueurs réguliers, nous invitons nos lecteurs, journalistes ou photographes dans l’âme, témoins d’un événement ou d’une nouvelle, à prendre la plume (de façon plus moderne, le clavier) via notre portail (www.lareussite.com) sous la rubrique Maestro blogue. Nous serons heureux de vous lire et, qui sait, de vous publier. Déjà fort de son premier succès, le Journal La Réussite, publié depuis près de dix ans à travers la province, avec lequel il sera combiné pour un plus grand impact, le Journal Métropole, une publication de Maestro Media, est voué à un très bel avenir et saura répondre aux attentes en information des Montréalais et de tous ceux qui s’intéressent aux «nouvelles de Montréal».
Merci de nous accueillir et bonne lecture.
Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
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Métropole sera présent là où l’action se déroule. Expositions, conférences de presse, congrès, annonces publiques, nouvelles locales.
Vous aurez droit à un compte-rendu revu et corrigé de l’actualité et à des entrevues réalisées avec les gens qui la façonnent. À ce titre, les intervenants de certains arrondissements nous feront part de leurs points de vue et de leurs prérogatives par le biais de chroniques régulières. Santé, mode, voyages, hébergement, bons vins, emploi, automobile, investissement public, divertissement, dossiers à saveurs politique et économique. Des sujets diversifiés qui touchent les Montréalais et tous ceux qui s’intéressent à ce qui se vit dans la «métropole».
En préparation de ce premier numéro, déjà nous avons senti l’engouement envers une nouvelle publication, parmi nos différents interlocuteurs. Montréal avait grand besoin d’un média plus local pour véhiculer tout son dynamisme et son savoir-faire, et ce, dans toutes les sphères d’activités. Les médias actuels ont une vocation plus régionale, voire provinciale ou nationale. Le Journal Métropole entre donc en scène pour transmettre chaque mois une information utile et divertissante aux résidents et gens d’affaires. Avec une équipe chevronnée de journalistes sur le terrain et la collaboration de personnalités influentes de certains arrondissements, le Journal Métropole sera vraiment au cœur de l’action du Grand Montréal.
En plus de nos chroniqueurs réguliers, nous invitons nos lecteurs, journalistes ou photographes dans l’âme, témoins d’un événement ou d’une nouvelle, à prendre la plume (de façon plus moderne, le clavier) via notre portail (www.lareussite.com) sous la rubrique Maestro blogue. Nous serons heureux de vous lire et, qui sait, de vous publier. Déjà fort de son premier succès, le Journal La Réussite, publié depuis près de dix ans à travers la province, avec lequel il sera combiné pour un plus grand impact, le Journal Métropole, une publication de Maestro Media, est voué à un très bel avenir et saura répondre aux attentes en information des Montréalais et de tous ceux qui s’intéressent aux «nouvelles de Montréal».
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Stéphane Maestro, éditeur - maestro@lareussite.com
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